Valls La Rochelle 2014

L'auteur ou les auteurs de cet article ne sont en rien membres du Front National, du Rassemblement Bleu Marine ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique -à ma connaissance- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.

Par Manuel Gomez le 01/09/2014

J’étais à La Rochelle et j’en suis sorti vivant.

C’était pire que l’Irak, la Syrie ou l’Ukraine.

Ça tirait de tous les côtés, à l’arme lourde. Il ne manquait que les frappes aériennes made in USA.

Et au milieu de ce champ de bataille où s’opposaient les ennemis d’hier, d’aujourd’hui et sans doute de demain, j’ai eu le bonheur de rencontrer Jésus.

Il avançait souriant, les bras tendus. La bonté éclairait son visage. On l’attaquait de toutes parts, on le défiait, on le huait, on l’insultait, et il se montrait serein, imperturbable.

Oui, j’ai eu ce bonheur de rencontrer Jésus Valls, fils du dieu François.

Taubira le giflait à toute volée sur la joue droite : « On a laissé le pays se démoraliser. La politique, c’est le courage de s’interroger et j’en assume les conséquences », lançait-elle après sa visite très applaudie au sein des « frondeurs ».

Jésus Valls pardonnait, excusait, comprenait ; pour un peu, il bénissait.

Et vlan ! Nouvelle gifle sur la joue gauche. C’était Martine Aubry, la cruelle de Lille, l’oubliée du Nord, l’Arlésienne de La Rochelle : « L’encadrement des loyers, par la loi ALUR, était l’engagement 22 de François Hollande. Je souhaite que Lille, reconnue malheureusement comme la troisième ville la plus chère de France, puisse également, tout comme Paris, encadrer ses loyers. »

Et ce revers de la main accompagné d’un sourire angélique vers sa copine Cécile Duflot.

Il y avait la mer, le port, les bateaux, l’air iodé et pourtant, en fermant les yeux et en entendant sa voix, je me serais cru transporté « sur la montagne » écoutant le sermon biblique « Ne résiste pas aux méchants, si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre » (paroles de Jésus dans Matthieu 5).

J’ai connu à Matignon le Manuel Valls sado envers Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, l’œil noir, le sourcil froncé, le rictus cruel. Il pouvait fort bien les mettre à la porte sans démissionner son gouvernement, mais non, il a voulu frapper fort, faire mal, faire souffrir.

Je viens de rencontrer à La Rochelle le Jésus Valls maso. Il aime se faire souffrir, il adore Christiane Taubira qui le fouette allègrement, il lui prend même le bras pour lui montrer qu’il en redemande : « Ah ! Fais-moi mal, Christiane… c’est bon ! C’est bon ! »

En ce qui concerne Martine Aubry, il ne s’est pas encore exprimé.

Et il ne l’a pas fait lors de son long discours, soulignant brièvement la nécessité de « faire attention au choix des mots et aux attitudes » mais en se faisant aussitôt pardonner par « sa chère Christiane ».

Les PSsimistes continuent à gronder, à menacer, mais Jésus-Manuel Valls ne les craint pas. Il sait parfaitement qu’ils n’iront pas jusqu’à faire chuter le gouvernement, dissoudre l’Assemblée, provoquer de nouvelles élections, car ils savent qu’ils perdront tous leur statut de parlementaire, qu’ils seront balayés.

Heureusement, il y a les 200 optimistes qui suivent Jésus Valls, ces deux cents députés dont le porte-parole est « le Ravi » député Eduardo Rihan Cypel. Ils souhaitent distinguer ce qui est bénéfique et ce qui est nuisible, trier le bon grain de l’ivraie. Ils ont la foi.