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Le  Front National organise ce week-end à Fréjus son université d'été consacré à la jeunesse. Le parti de Marine Le Pen, en pleine ascension dans les sondages, veut continuer à capitaliser sur l'affaiblissement de l'exécutif et sur la division de la droite.

Dans un climat politique favorable au FN, le Front national de la jeunesse organise ce week-end son université d'été à Fréjus. Florian Philippot mais aussi Marine Le Pen -elle prononcera le discours de clôture dimanche- sont attendus sur place.

Le parti frontiste, qui est arrivé en tête aux dernières élections européennes, entend bien capitaliser sur ce succès en renforçant son action auprès de la jeunesse. 30% des moins de 35 ans avaient en effet voté FN en mai 2014.

Politique "radicalement" différente

"Tous les jours, de nouveaux Français adhèrent à notre projet, renforce les rangs du Front National", a ainsi tenu à rappeler au micro de BFMTV David Rachline, le maire FN de Fréjus, âgé lui-même de 26 ans. "Nous sommes aujourd'hui le premier parti de France chez les jeunes", a aussi indiqué à Var Matin l'hôte de cette université d'été.

L'événement permettra aux cadres du parti ainsi qu'aux maires nouvellement élus de poursuivre leur opération séduction. "Dans tous les domaines, les Français sont en phase avec les analyses que Marine Le Pen porte", a déclaré David Rachline, qui a estimé que "la France a besoin d'une politique radicalement différente".

Fustigeant l'"UMPS", le maire de Fréjus a déroulé le programme de son parti, soulignant la nécessité selon lui de "protéger les emplois français", de mettre fin à l'immigration, de "renforcer" la sécurité et de redresser l'école

Miser sur les jeunes

Le FN, qui souhaite continuer son ascension dans les sondages, veut donc convaincre: Marine Le Pen pourrait annoncer dimanche la création d'un nouveau collectif lié aux jeunes actifs. Autre objectif: démontrer que le FN est capable de bien gouverner. Steeve Briois (maire d'Hénin-Beaumont) et David Rachline (maire de Fréjus) ont notamment défendu leur action samedi.

Le but est de "démontrer que notre mouvement a la capacité de gouverner des communes, des territoires, de gouverner notre pays", a ainsi assuré le maire de Fréjus. Il est vrai que les polémiques se sont multipliées ces derniers mois au sujet des dix mairies dirigées par le FN.

La dernière en date concerne le maire de Hayange (Moselle) Fabien Engelmann, accusé par son ex-première adjointe d'avoir omis de déclarer certaines dépenses de campagne. "Il faudra juger (ces maires) sur le résultat final", a ainsi tenté de relativiser David Rachline.

Pas peur de la droite

Alors qu'un sondage Ifop pour Le Figaro a donné samedi Marine Le Pen en tête du premier tour de l'élection présidentielle de 2017, le FN continue donc son entreprise de normalisation. Une action qui est d'autant plus facilitée par la fragilisation toujours plus grande de l'exécutif et par une droite dispersée qui attend un éventuel retour de Nicolas Sarkozy.

"(L'ancien président de la République) est décrédibilisé", a ainsi assuré Julien Sanchez, 30 ans, maire FN de Beaucaire (Gard). "Dans le sud notamment, il est assez détesté (...). Je ne suis pas sûr que (les Français) soient prêt à remettre Nicolas Sarkozy au pouvoir", a-t-il conclu. A Fréjus, le FN a déjà 2017 en ligne de mire.

Par Maxence Kagni avec AFP le 07/09/2014

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