Dutheil de la Rochère RBM

Lettre ouverte à Marie-Françoise Bechtel, Christian Hutin et Jean-Luc Laurent (Députés du Mouvement Républicain et Citoyen, apparentés au groupe socialiste)

Par Bertrand Dutheil de La Rochère, Conseiller République et laïcité de Marine Le Pen du 12/09/2014

Voilà l’alternative devant laquelle vous place, mardi prochain, le gouvernement Valls-Macron-Belkacem-Taubira en vous demandant de lui accorder votre confiance.

Soit vous apportez votre soutien à sa politique libérale-libertaire-laxiste pour achever de conformer la France aux normes du mondialisme et de l’européisme sous la dictée de la Commission et la surveillance de l’Allemagne. Mais, dans ce cas, vous reniez le combat de toute votre vie politique en faveur de la France et de la République. Or, je sais quels sacrifices personnels ou de carrière vous avez consenti pendant si longtemps pour rester fidèles à ces valeurs que nous partageons.

Soit vous lui refusez vos suffrages dans la continuité du combat que nous avons mené dans le sillage de Jean-Pierre Chevènement. Mais, alors, vous reniez la gauche devenue pleinement « américaine » à laquelle les circonstances vous ont contraints de vous apparenter. Vous pourriez aussi vous laisser séduire par les sirènes de la nostalgie, et être tentés de rejoindre quelque « gauche de la gauche ». Vous savez pourtant combien ce magma est hétéroclite, quand il ne nous est pas franchement hostile.

Bien sûr, vous pouvez vous abstenir. Des députés socialistes, dits « frondeurs », s’apprêtent à le faire. Mais est-ce là une attitude républicaine pour un élu du peuple quand la France subit une crise d’une telle ampleur et d’une telle gravité ? Le gouvernement est inquiet au point de convoquer préalablement en séminaire le groupe socialiste pour que les ministres puissent dûment en chapitrer les membres. Déjà, vos trois voix donnent à ce groupe la majorité absolue. Pourraient-elles être celles qui sauvent ce gouvernement ?

Je sais qu’il n’est pas toujours facile de préférer la froide logique politique à la douce chaleur de l’appartenance à un camp. Mais la raison a des raisons que le cœur ne connaît pas, si vous me permettez d’inverser Pascal. Il est des moments dans l’Histoire, où il ne faut pas hésiter. D’un côté, il y a la résignation et l’abaissement de la France avec le PS et l’UMP. De l’autre, il y a l’effort et l’espérance avec Marine Le Pen et les différentes composantes du Rassemblement Bleu Marine.

Le 16 septembre 2014, il n’appartient qu’à vous de contribuer au nécessaire sursaut républicain. Si le gouvernement était battu, la dissolution de l’Assemblée nationale s’imposerait. Le peuple souverain aurait alors l’occasion de donner une majorité aux patriotes venus de droite comme de gauche.

Stéphane Poncet