Philippot Bourgogne

Des sénatoriales à l’affaire Thévenoud en passant par son souhait de voir l’Assemblée nationale dissoute, le vice-président du FN a balayé l’actualité politique hier à Mâcon.

De son propre aveu, son déplacement en terre mâconnaise était prévu de longue date. Mais venu par hasard dans la circonscription de Thomas Thévenoud, Florian Philippot ne pouvait faire autrement qu’évoquer le sujet. L’occasion pour le vice-président de Front national « de lancer un ultime appel à la démission » au député de Saône-et-Loire. « Nous pensons qu’il n’a plus rien à faire à l’Assemblée nationale », a martelé l’eurodéputé frontiste au cours d’une conférence de presse organisée à l’occasion de sa venue à la journée de rentrée du FN71.

Selon lui, cette « affaire » traduirait la légèreté du Parti socialiste et du gouvernement, coupables à ses yeux d’avoir, pour l’un, investi Thomas Thévenoud dans la course à la députation, pour l’autre de l’avoir nommé secrétaire d’État « sans même avoir pris la peine de vérifier son dossier fiscal et le reste. »

Avançant dès lors le besoin de moralisation de la vie politique, Florian Philippot a indiqué que celle-ci devrait passer par un renouvellement des hommes, des femmes et des partis qui sont au pouvoir.

« Si je suis ici aujourd’hui, c’est pour expliquer à nos amis adhérents, militants, sympathisants que nous nous présentons comme une véritable alternative prête à gouverner. […] Nous défendons un modèle cohérent auquel les Français adhèrent de plus en plus », a-t-il précisé. Alternative face à la crise et l’austérité, alternative économique, alternative face à « l’explosion communautariste », alternative en termes de politique étrangère, alternative démocratique ou face à l’insécurité… entouré d’élus et de responsables locaux du FN71, le vice-président national s’est évertué à lister ces éléments qui selon lui, différencient son parti des autres.

Derrière eux, une masse de concepts et d’idées fortes : « protectionnisme intelligent, redonner du muscle à la France par des frontières, une monnaie nationale et du patriotisme économique, création d’un référendum populaire, proportionnelle intégrale, budget de l’armée équivalent à au moins 2 % du PIB »…

Des espoirs de victoire

Et Florian Philippot d’appeler « très clairement » François Hollande à une dissolution « inéluctable » de l’Assemblée nationale.

Mais aussi d’évoquer « un ou deux espoirs » de victoires aux sénatoriales : «Partout où nous présentons des listes, nous avons l’espoir de faire une percée et de montrer que parmi les élus dans les territoires, il y a aussi un besoin de s’exprimer, de dire autre chose que ce que proposent les vieilles structures partisanes que sont l’UMP et le PS. »

Par Johan Bozon le 15/09/2014

Le JSL