UE ballon

Communiqué de Gilles Lebreton, député français au Parlement européen, conseiller politique de Marine Le Pen du 18/09/2014

La séance du Parlement européen du 17 septembre 2014 a illustré le caractère fondamentalement anti-démocratique de cette instance.

A 15 heures, le président de séance a procédé au vote du procès-verbal de la session de la veille. Au nom des députés Bleu Marine, Bruno Gollnisch a appelé à voter contre, pour protester contre l'immixtion intolérable, lors de la séance du 16 septembre, du Parlement ukrainien, dont le vote d'association à l'Union européenne et le discours de son président ont été diffusés en direct dans l'hémicycle juste avant le vote du Parlement européen sur le même sujet, ce qui constitue une pression extérieure sur les députés européens contraire à son règlement intérieur.

Le vote a alors eu lieu, comme la vidéo de la séance peut en témoigner. L'adoption du procès-verbal a été repoussée par quatre voix pour, et un nombre de voix contre beaucoup plus important... mais qui n'a pas été comptabilisé par le président de séance. Ce dernier a en effet préféré, en violant une deuxième fois le règlement intérieur, revenir en arrière, ignorer le résultat du vote, et procéder plus tard à un nouveau vote, pour laisser le temps aux députés socialistes et PPE (dont on se demande où ils étaient) d'arriver pour renverser la majorité.

J'ai protesté bruyamment et créé un incident en quittant immédiatement la séance, suivi par les députés Bleu Marine qui étaient présents.

A 16 heures 45, le président de séance décide de recommencer le vote. Manque de chance : les députés Bleu Marine sont revenus en force alors que les députés socialistes et PPE brillent toujours par leur absence. Comprenant que ce deuxième vote va à nouveau être négatif, il change d'avis et décide qu'il n'y aura pas de vote !

Nouvelle protestation des députés Bleu Marine qui quittent immédiatement la salle, non sans crier leur indignation.

Moralité : il n'y a rien de bon à attendre de ce Parlement européen, qui n'hésite pas à violer son propre règlement quand il se sent en difficulté. Mais aujourd'hui, les Patriotes français y sont suffisamment nombreux pour troubler son train-train oligarchique, et le placer devant son infâmie.

Source : Facebook de Gilles Lebreton