Cambadelis JC

L'auteur ou les auteurs de cet article ne sont en rien membres du Front National, du Rassemblement Bleu Marine ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique -à ma connaissance- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.

Boulevard Voltaire

Par Gabriel Robin le 17/09/2014

Sidérant sera certainement le mot qui résumera le quinquennat de François Hollande à l’avenir. Chaque jour apporte son nouveau rebondissement, son nouveau scandale, à gauche comme à droite, et jamais le pays n’a paru aussi livré à lui-même par un pouvoir absent et dépassé par les événements. À cette incurie se rajoutent des faits divers politiques terribles pour l’image des hommes qui occupent le pouvoir. Déclarations fracassantes, affaires financières, et maintenant les faux diplômes du premier secrétaire du parti de la majorité.

L’ex-militant trotsko-lambertiste Jean-Christophe Cambadélis est accusé, par le journaliste de Médiapart Laurent Mauduit, dans son livre « À tous ceux qui ne se résignent pas à la débâcle qui vient », d’avoir usurpé une partie de ses diplômes pour pouvoir présenter sa thèse de sociologie (forcément complaisante). Laurent Mauduit, qui fut son camarade au sein de l’OCI, n’hésite pas à charger son ancien camarade « Camba », dans la grande tradition des règlements de comptes groupusculaires. Ces gens étaient adeptes du coup de force dans les années 70 et 80 ; plus que quiconque, ils savent que le linge sale se lave en famille.

On savait déjà les cercles trotskistes puissamment influents (ils ont, par exemple, réussi à placer un des leurs comme Premier ministre de 1997 à 2002 en la personne de Lionel Jospin), on ignorait néanmoins que leur extraordinaire entrisme, dans le monde universitaire et en politique, avait permis d’obtenir malhonnêtement des diplômes à certains de leurs membres les plus retors !

Parallèlement, Emmanuel Macron, politicien inexpérimenté, a fait montre de son manque de finesse psychologique en estimant hier matin sur Europe 1 que les salariées des abattoirs Gad étaient « pour la plupart illettrées ». Dans l’après-midi, il a profité des questions au gouvernement pour présenter ses excuses.

Ne tirez pas sur l’ambulance ! C’était sans compter sur Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement, désormais soupçonné d’avoir été membre de l’organisation étudiante d’extrême droite connue sous le nom de GUD. On doute néanmoins que le ministre soit à jour de sa cotisation, tout comme son « ennemi » de droite Alain Madelin.

En guise de conclusion (une fois n’est pas coutume), cette citation de la secrétaire générale du Parti de gauche Raquel Garrido : « Après Jérôme Cahuzac, Thomas Thévenoud, ou Jean-Marie Le Guen, qui viennent après les innombrables affaires de la droite dont les accusations récentes de détournement de fonds au Sénat, combien de temps encore notre pays tolérera-t-il les fausses déclarations et les comportements immoraux ? »