Dos Santos EI

Un second Français a été identifié parmi les djihadistes ayant pris part à la décapitation d'otages mise en scène dans une vidéo du groupe Etat islamique (EI), a affirmé mercredi à l'AFP une source proche du dossier. Sollicité, le parquet de Paris a fait état de "fortes présomptions" que cet homme soit le deuxième Français parmi les bourreaux, un suspect évoqué lundi par le procureur François Molins. Le magistrat avait parlé d'un homme de 22 ans parti rejoindre les djihadistes de l'EI en Syrie en août 2013.

Le président François Hollande avait annoncé un peu plus tôt mercredi que le second Français apparaissant sur cette vidéo d'exécution diffusée dimanche était "en voie" d'être "identifié formellement". Selon la source proche du dossier, cet homme, originaire de Champigny-sur-Marne dans le Val-de-Marne, a adopté le nom de guerre d'Abou Othman. Le nom de ce converti était apparu à l'automne 2013, peu après son départ, dans l'enquête sur le démantèlement d'une filière d'envoi de djihadistes vers la Syrie, ayant des ramifications à Villiers-sur-Marne. Selon France TV et i>Télé, le jeune homme s'appelait - avant sa conversion - Michaël Dos Santos.

Plus de 1 100 Français impliqués dans des filières djihadistes

Dès lundi, le parquet de Paris avait annoncé qu'un Normand de 22 ans, Maxime Hauchard, apparaissait dans la vidéo de propagande de l'EI montrant la mise à mort de 18 Syriens et de l'Américain Peter Kassig. Hauchard avait également rejoint la Syrie en août 2013. Les services spécialisés sont depuis longtemps convaincus de la participation de Français à des atrocités commises par différents groupes djihadistes, et avaient déjà identifié au moins un cas avant la vidéo des décapitations, selon des sources proches du dossier.

Plus de 1 100 Français sont impliqués dans les filières djihadistes et 376 d'entre eux sont actuellement présents en Syrie ou en Irak, selon les autorités. Une quarantaine y ont déjà trouvé la mort. Les convertis représentent 20 % de ces djihadistes qui sont, dans leur écrasante majorité, recrutés sur Internet.

Le 19/11/2014 avec AFP

Le Point