Police dossard moto

Un différend entre automobilistes a rapidement viré au drame à la fin du mois de novembre à Amnéville (Moselle) selon un témoignage de l’une des victimes. Une automobiliste et son compagnon qui est policier on été vivement violentés par deux autres conducteurs chauffés à bloc.

Il est 17h, dimanche 23 novembre dernier. Véronique*, âgée de 33 ans et son conjoint de 32 ans qui est CRS de profession rentrent en voiture à leur domicile d’Amnéville (Moselle). Le couple est accompagné de leur bébé âgé de 11 mois installé à l’arrière du véhicule. «Un véhicule nous coupe la priorité à un stop sur la route de Rombas. Je suis au volant et je klaxonne pour signaler mon mécontentement. Le chauffeur s’arrête alors violemment en plein milieu de la chaussée sort de sa voiture avec son passager et s’avance vers notre voiture» introduit Véronique, encore sous le choc.

Le compagnon qui est CRS à Metz sort de la voiture, demandant ce qu’il se passait à en croire la jeune femme. «La seule réponse apportée a été un coup de poing au visage» avant qu’il n’indique sa qualité de policier aux deux jeunes hommes âgés respectivement de 29 ans et de 31 ans. Pire, après avoir indiqué qu’il était policier, l’automobiliste va vite vivre un cauchemar. Insulté, il va être roué de coups. Coups de poings, coups de pieds, insultes et menaces. La compagne de la victime va alors rapidement tenter de s’interposer, en vain, recevant des insultes gratinées. «Sale française, sale race» sera notamment lancé par les deux jeunes hommes déchaînés.

"Je vais te tuer sale pute"

«J’ai cru qu’il allait me tuer» confie la mère de famille qui a écopé d’une ITT (Interruption totale de travail) de 10 jours. «J’ai donc décidé d’utiliser ma bombe lacrymogène pour les faire reculer. J’ai eu le droit à des rires sarcastiques et à des insultes plus violentes encore». C’est à ce moment là que de nouveaux coups de pieds pleuvent sur le CRS à terre. «A la fin avant de prendre la fuite, ils vont donner un dernier coup sur la tête de mon conjoint» déplore Véronique.

La police est ensuite arrivée précédée des pompiers. Les deux agresseurs ont déjà pris la fuite alors que les deux victimes se rendent vers l’hôpital. Ils passent la nuit aux urgences et déposent plainte au commissariat d’Hagondange le lendemain, lundi 24 novembre.

Les deux agresseurs n’ont pas été interpellés par la police malgré le signalement de la plaque d’immatriculation donnée par Véronique et son compagnon. Non nul besoin puisque les deux suspects se sont rendus mardi 25 novembre au commissariat d’Hagondange pour déposer plainte à leur tour pour «agression». Les deux hommes qui habitent dans la région de Thionville, déjà connus des services de police sont alors placés en garde-à-vue pour être entendus.

L’enquête de police se poursuit. «Je regrette que les agresseurs n’aient pas été inculpé, les faits sont graves. La police a fait un travail formidable en 72h mais j’espère que la justice donnera des suites. Ce n’est pas un simple crêpage de chignons entre automobilistes» a estimé Véronique auprès de «LOR’Actu».

Le 10/12/2014

Loractu