Marine Bruxelles

Marine Le Pen a dénoncé lundi "les tentatives de minimiser au maximum les faits" qui se sont déroulés à Joué-lès-Tours et à Dijon, faits qu'elle a qualifiés "d'attentats", en marge de la visite d'un marché de Noël à Paris. La présidente du FN a expliqué que "lorsqu'on est dans le déni, on peut s'attendre à ce que ceux qui nous gouvernent ne soient pas susceptibles de mettre en oeuvre les conditions pour lutter contre ce phénomène", s'accompagnant d'"exhortations de fondamentalistes islamistes". Elle s'exprimait en marge d'une visite du marché de Noël des Champs-Élysées.

Lundi, le procureur de la République de Dijon a affirmé que l'attaque de dimanche soir ne relevait "absolument pas d'un acte terroriste", et que son auteur souffrait d'une "pathologie psychiatrique ancienne et lourde", notamment faite de "délire mystique".

"Tentatives de minimisation"

À Dijon, comme à Joué-lès-Tours, chaque agresseur a crié Allahou Akbar. Marine Le Pen, dénonçant des "tentatives de minimisation" de la part du gouvernement, a ironisé : "Il a commencé par dire Allahou Akbar, et ça n'avait rien à voir avec la religion..."

Samedi à Joué-lès-Tours, un Français né il y a une vingtaine d'années au Burundi a blessé violemment, à l'arme blanche, trois policiers, dont les jours ne sont pas en danger. L'agresseur a été tué par les forces de l'ordre. Il s'était récemment converti à l'islam, affichant sur son compte Facebook le drapeau du groupe djihadiste État islamique (EI).

Le 22/12/2014 avec AFP

Le Point