Valls PS 2

Le Premier ministre socialiste Manuel Valls s'est exprimé sur un réseau social pour dire que Frédéric Barbier qui s'est qualifié ce soir derrière Sophie Montel avec 4 points de moins est "désormais le candidat de tous les républicains" !

Ah bon ? Les citoyens Français qui ont placé Sophie Montel en tête ce dimanche avec plus de 31% selon des journaux ne sont donc pas républicains ? Les électeurs du Front National seraient-ils soudainement devenus des citoyens de deuxième zone ? Le Front National va-t-il être interdit dans la semaine ?

Charlie aurait-il la grippe ce soir ?

Malgré la neige annoncée cette semaine, les rues des villes et village du département voisin vont-ils se trouver arpenter par des centaines de personnes (y compris les écoliers, collégiens et lycéens "mobilisés citoyennement") , pancartes anti-FN et banderoles insultantes en avant comme ce fut le cas il y a treize ans au cours de l'entre-deux tours de l'élection présidentielle et du duel Chirac-Le Pen ?

Le fameux esprit du 11 janvier (qui, selon BFM-TV a soufflé ce soir sur la Franche-Comté...) qui exprime l'unité nationale vient de prendre un sacré coup dans l'aile suite aux paroles tendancieuses et menaçantes du Chef du gouvernement.

Mais il serait tout de même temps pour nos amis de gauche de se rendre compte que les temps ont changés et que les Français ont largement compris que l'UMPS n'allait leur rapporter que de nouvelles catastrophes et ce, sur l'ensemble des domaines touchant à leur vie quotidienne. L'emploi en premier lieu.

La question aussi est de savoir ce que va faire la "droite" qui s'était affiliée derrière Charles Demouge qui, éliminé ce soir avec environ 22, 5 % ne sera plus en lice. Car si le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde appelle déjà "à faire barrage" au FN en votant PS (ce qui n'est pas une surprise) les cadres de l'UMP se divisent sur la conduite à tenir en vue du second tour qui se déroulera dimanche prochain.

Les frères jumeaux de l'UMPS vont probablement s'allier pour nous contrer. Sauf que, ce ne sont pas les partis politiques qui décident qui doit au final être élu, mais les électeurs.

Stéphane Grappin

Responsable de la communication du FN39