Sarko BHL

Remord quand tu nous tiens : le député UMP Hervé Mariton expliquait ce matin au micro de RTL, réitérant ses propos de novembre dernier,  qu’il regrettait son erreur, tâche indélébile sur sa conscience d’homme soumis.  Cette faute inexpiable est d’avoir été élu aux côtés de Charles Millon en Rhône-Alpes, lors des régionales de 1998, grâce aux voix du FN, au terme d’un accord passé alors avec Bruno Gollnisch. Ce qui veut dire à tout prendre que M. Mariton aurait préféré que la gauche socialo-communiste l’emporte et le préfère encore puisque il assure dans ce même entretien son refus de tout accord entre le FN et  l’UMP aux élections départementales. Même son de cloche du tout aussi déboussolé François Fillon qui a déclaré hier qu’en cas de second tour PS-FN à la présidentielle, il voterait pour le candidat socialiste. Marine Le Pen s’est moquée hier soir lors d’une réunion à Savigny-sur-Orge (Essonne) de la navigation à la godille du parti « sarkozyste » : « A l’UMP j’ai du mal à suivre… Ni-ni mais oui mais non mais sauf mais enfin oui… ; François Fillon avait dit ni-ni, on s’était dit Tiens! Il a fait preuve de courage !, mais en fait c’était un hasard, il s’était trompé. »Bref , « on peut se poser la question de savoir pourquoi (l’UMP) a fait une motion de censure contre un gouvernement socialiste en nous expliquant qu’à peu près dans toutes les hypothèses, eux voteront socialiste !».

Un pouvoir socialiste toujours empêtré dans ses mauvais dogmes libéraux-libertaires, cosmopolites, immigrationnistes, et ses inféodations atlanto-bruxelloises.

François Hollande, toujours dans l’art de la diversion,  célébrait hier à  Istres la force de frappe nucléaire et proclamait sa pérennitéFort bien  mais quid de notre armée conventionnelle ? Nos troupes sont engagées dans de nombreuses opérations, elles sont sollicitées plus que jamais  dans un  monde de plus en plus instable , face à la menace terroriste, mais elles sont à la limite de la rupture logistique, matérielle et humaine. Les effectifs,  le budget de nos armées, depuis la saignée opérée sous Chirac et encore plus sous Sarkozy  ont été encore très sévèrement amputés depuis 2012.

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian n’hésite pas pour autant aujourd’hui à parler de l’éventualité d’une intervention en Libye. Et ce, pour tenter de juguler le chaos islamiste qui y a été installé depuis  l’intervention militaire de la France sous bannière de l’Otan en mars 2011. Une guerre pour renverser le régime du colonel Kadhafi voulue ardemment par  Nicolas Sarkozy et son ministre de la défense Alain Juppé, au prétexte totalement bidonné de « sauver la population de Benghazi », d’y faire plus largement triompher « les droits de l’homme » et la « démocratie ». Le tout sous la férule et avec la complicité active de Bernard Henry Lévy.

Cet escroc intellectuel  expliqua peu après les raisons de son implication, à l’occasion de la première Convention nationale organisé par le Conseil représentation des organisations juives de France (Crif) :  « c’est  en tant que juif que j’ai participé à cette aventure politique, que j’ai contribué à définir des fronts militants, que j’ai contribué à élaborer pour mon pays et pour un autre pays une stratégie et des tactiques ». « Je ne l’aurais pas fait si je n’avais pas été juif », « J’ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël ». Propos qui en disent  long sur la mégalomanie et les prétentions ubuesques du personnage. Quant à savoir si il est bon pour Israël de voir aujourd’hui les milices armées djihadistes se développer à ses portes dans le Sinaï, laissons humblement la réponse à cette question au visionnaire et apôtre  BHL

Désormais, deux gouvernements s’affrontent en Libye, un  reconnu par les occidentaux qui s’est replié à Tobrouk près de la frontière égyptienne, l’autre  à Tripoli soutenu par les milices islamistes armées qui ont pris le contrôle de nombreux territoires, dont  la région  de Benghazi.  Des milices aux cotés desquelles l’Etat islamique (EI) ne cesse de se renforcer : ses djihadistes contrôleraient déjà la ville de Syrte, ancien fief de Kadhafi, et opéreraient nous l’avons dit, des ralliements dans le Sinaï.

Bernard Lugan l’a résumé sur son blogue mercredi « une intervention internationale paraît aujourd’hui indispensable car le résultat de (la guerre de 2011) est catastrophique » :« Les alliés islamistes du Qatar et de la Turquie ont pris le contrôle d’une partie des approvisionnements gaziers et pétroliers de l’Europe».

«Daesh (Etat islamique, NDLR) a lancé une entreprise de coagulation des milices islamistes. Celles qui lui ont fait allégeance contrôlent une partie de la Cyrénaïque et à l’ouest, elles sont sur la frontière tunisienne. Partout, elles font régner la terreur. L‘Egypte est directement menacée ainsi que la Tunisie et l’Algérie. Au sud, le Tchad et le Niger sont en première ligne alors qu’avec Boko Haram un second front islamiste s’est ouvert sur leurs frontières ».

« Les gangs islamo-mafieux déversent des dizaines de milliers de migrants sur les côtes européennes. Au lieu de les refouler, la marine italienne les récupère en mer pour les installer en Europe...d’où ils ne repartiront plus. Or, tout le monde sait que des terroristes se dissimulent parmi eux et qu’ils vont créer des cellules dormantes au sein de l’ espace Schengen ».

Un danger colossal, évoqué par Le Figaro hier qui a relayé ce message d’avertissement adressé par  l’Etat islamique à l’Italie prêt à intervenir militairement en Libye: «Si vous engagez des forces armées en Libye, nous vous envoyons 500.000 migrants ».

«Selon des écoutes téléphoniques que le quotidien italien Il Messagero a révélé, l’Etat islamique envisagerait de recourir aux migrants comme une arme psychologique contre l’Europe. Et tout particulièrement contre l’Italie si celle-ci intervenait en Libye. "Les djihadistes émettent l’hypothèse d’envoyer à la dérive direction l’Italie, des centaines de barques remplies de migrants, dès le moment où notre pays évoquerait une intervention armée en Libye, écrit le quotidien italien. L’objectif de l’État islamique serait de créer le chaos en Méditerranée ».

Une menace qui rappelle la terrible actualité du  livre prémonitoire de Jean Raspail, « Le camp des saints » (1972). Certes, dans celui-ci  le contexte était  différend puisqu’il  imaginait l’arrivée d’un million d’indiens s’emparant de navires pour gagner l’Europe, poussés au départ par les prêches sentimentalistes de nos bonnes âmes occidentales et autres adeptes de la charité dévoyée

Mais le résultat ne serait-il pas le même ? Les immigrationnistes, les progressistes, les fanatiques de la suppression des frontières, les xénomanes anti-nationaux mis en scène dans ce roman, préparent alors les esprits à accueillir ces réfugiés. Et par un beau lundi de Pâques, les navires viennent s’échouer sur les côtes de France et y déversent un flot de miséreux. Cette masse avance dans un pays tétanisé, lobotomisé, intellectuellement anesthésié, sans rencontrer de résistances ou presque, l’armée refuse d’utiliser la force, la multitude envahi notre pays et y installe le chaos… en attendant pire

On l’aura compris,  face aux dangers qui pèsent sur la France, il ne faudra pas dans les années, ô combien décisives,  à venir, de dirigeants aux mains molles, et autres adeptes mous du ni-ni, incapables de trancher,  acquis à l’idéologie cosmopolite, à un droit-de-l’hommisme incapacitant.

Non,  ce sont des dirigeants nationaux, patriotes, souverainistes, ancrés dans le réel et non  soumis aux chimères mondialistes qui doivent se voir confier par le peuple français les rênes de notre pays. Alors oui, la réaction c’est la vie !

Bruno Gollnisch