Sarkozy Valls

Nicolas Sarkozy a cru faire fort auprès de l'électorat traditionnellement enclun à choisir un candidat FN qui se trouverait face à un candidat PS , PCF ou "autre gauche" lors du second tour d'une élection avec son fameux "FNPS" apparut dans sa main droite comme le lapin du magicien.

Sauf que le tour n'a pas fonctionné comme il l'aurait souhaité et depuis, il se creuse l'esprit, en compagnie des pontes de son parti, pour trouver la bonne formule.

A une semaine, jour pour jour, du premier tour du scrutin départemental qui verra si l'on en croît l'ensemble des sondages provenant de tous les instituts, le FN progresser fortement, l'offensive lancée à notre encontre par le gouvernement, les parlementaire et singulièrement le premier ministre avec l'appui clair du président de la République, prend désormais la tournure d'une véritable obssession au point que pratiquement toute la classe politique nous pointe du doigt avec une harmonie rarement égalée depuis la fumeuse et fameuse semaine de l'entre-deux tours de l'élection présidentielle de 2002 même les enfants (qui votent aujourd'hui en partie pour nous) ont été mis à contribution par un corps enseignant survolté à l'époque par la défaite de Lionel Jospin.

Mais ce vendredi lors d'une visite (électorale, payée par le contribuable ?) à Yffiniac dans les Côtes d'Armor, Manuel Valls s'en est pris également au président du parti "frère" en l'accusant de ne pas user de la bonne phraséologie : "Quand on a été président de la République et que l'on souhaite paraît-il le devenir, on respecte le peuple, on respecte les autres candidats et on ne confond jamais le Parti socialiste à l'extrême droite quand on se veut républicain. On fait un choix et on ne fait pas du ni-ni mais malheureusement, c'est ce qu'il s'est passé dans le Doubs"...

Loin de moi l'idée de prendre la défense du sieur Sarkozy qui s'asseoit avec le sourire du Joker sur la démocratie et la volonté du peuple (référendum de 2005, etc) mais tout de même, il est remarquable de constater le culot du Premier ministre.

En bon donneur de leçon, Manuel Valls se permet de parler de "respect du peuple" et des "autres candidats"...alors que depuis plusieurs semaine il revendique la stigmatisation de 30 % de ce peuple au travers de Marine Le Pen et du Front National.

Le parti de monsieur Valls -comme celui de monsieur Laurent il y a quelques jours- vient de publier un petit fascicule répertoriant les "dérapages" et autres "glissades" de candidats du Front National envoyé à l'ensemble des élus socialistes, des candidats et même aux électeurs par certains caciques du PS comme le très actif "anti-FN" Bruno Le Roux.

La seule technique trouvée en guise de programme électoral et de vrais propositions faites pour le devenir de notre pays et de nos enfants, se résume à un petit quadripage hargneux et haineux qui nous ramène quelques dizaines d'années en arrière avec une "chasse aux sorcières" qui est pour le moins inquiétante pour la démocratie.

Stéphane Grappin

Responsable de la communication du FN39