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Tribune libre de Bertrand Dutheil de La Rochère, Président de Patrie et Citoyenneté du 15/03/2015

Depuis quelque temps, un grand nombre de journalistes se réfèrent à un site internet dénommé L’entente. Notamment ils utilisent ses assertions pour des questions qu’ils posent aux responsables du FN-RBM. Quand ceux-ci demandent : « qui animent ce site ? » Les réponses sont aussi fuyantes qu’évasives. Donc ces journalistes utilisent une source soit dont ils ignorent tout au mépris de toute déontologie, soit qu’ils savent être une officine dont ils préfèrent taire les accointances.

L’entente est un site internet, basé en Islande, paradis informatique et pays dont le peuple dans sa grande sagesse vient de refuser de rejoindre l’Union européenne. Ce site est apparu le 6 novembre 2014 en publiant un court manifeste intitulé « Observer le FN autrement ». Après avoir vertueusement déclaré : « Nous ne dépendons d’aucun parti, d’aucune organisation », il est quand même précisé : « nous considérons que le FN reste un parti incompétent et peu fréquentable ». Tous les articles, toutes les rubriques sont à charge. Le statut juridique du site complique toute poursuite pour diffamation, et même tout droit de réponse. Le « débat démocratique », dont il se réclame, est donc exclu.

Il s’agit d’une entreprise militante qui se cache dans l’anonymat de ses auteurs, puisque aucun nom n’apparaît. Parfois, un membre, comme Guillaume N., publie sur Le Plus de L’Obs. Mais la transparence est un principe démocratique ignoré de ces « courageux » militants « antifascistes ». À entendre quelques propos gênés et embrouillés de journalistes qui les citent, il s’agirait d’étudiants « dévoués », peut-être même bénévoles. À supposer que cette hypothèse soit exacte, elle ne répond pas à la question déterminante : « Qui paye ? ». Car, pour remonter les pages Facebook ou les comptes Twitter des uns et des autres sur des années, pour lire les tracts et les publications, il faut des moyens techniques considérables et coûteux, ou alors beaucoup de temps et donc un nombre important de personnes mobilisées. En tout état de cause, il faut de l’argent. Les journalistes qui refusent de s’interroger sur sa provenance manquent au devoir le plus élémentaire de leur profession, à moins que, le sachant, ils aient décidé de ne pas en tenir compte par paresse ou par choix politique partisan.

Toutefois, quelques indices incitent à la réflexion. Les journaux qui utilisent le plus ce site sont Le Monde, Libération et L’Obs. Les premiers journalistes qui se sont immédiatementabonnés au compte Twitter de L’entente sont ceux qui suivent le FN-RBM pour l’AFP, Le Monde, Libération et L’Express, sans compter quelques entités d’extrême-gauche. Bien sûr, ces éléments ne prouvent rien, mais montrent qu’il s’agit d’une opération qui a su dès le départ s’entourer de la notoriété adaptée à sa finalité.

Bien évidemment, ce site a le droit d’exister. Bien évidemment, les journalistes ont le droit de le citer. Bien évidemment, les militants qui y travaillent ont le droit de rester « courageusement » anonymes. Mais ce mystère présente un inconvénient majeur : qui peut assurer que certains auteurs de l’Entente ne sont pas coupables des violences ou exactions dont le mouvement « antifa » est coutumier ? La profanation toute récente du cimetière juif de Sarre-Union ne fut-elle pas l’œuvre de tels militants d’extrême-gauche ? Les journalistes et les patrons de presse n’ont-ils pas la responsabilité de s’assurer du caractère irréprochable des auteurs des papiers qu’ils reprennent ? Comment opérer un tel contrôle quand les auteurs n’assument pas leur identité ?Pourquoi les lecteurs, auditeurs et téléspectateurs seraient-ils condamnés à l’ignorance par une élite médiatique restreinte ? Quel secret inavouable pourrait se cacher derrière L’entente ?

Les citoyens ont le droit de savoir qui financent L’entente, surtout s’il devait y avoir de manière directe ou indirecte l’emploi d’argent public.

Rassemblement Bleu Marine