Peshmerga-Elysée

Hier, 1er avril, et ce n'était pas un poisson, les kurdes qui combattent l'Etat islamique sur les territoires syriens et irakiens ont été reçus par le président de la République.

Jusque là rien de plus normal : les peshmergas -les militaires kurdes- sont venus demander de l'aide à un pays qui participe aux actions de bombardement des positions islamistes en Irak. Le hic c'est de voir à leurs côtés le philosophe "baroudeur" Bernard-Henri Lévy...

Ce dernier a donc quitté les forces armées ukrainiennes pour lesquelles il était monté au front pour rejoindre le théâtre syrien ? Cet homme est incroyable : des "résistants" libyens qui aujourd'hui doivent bien se marrer de la farce joué au président français de l'époque, en passant par les régions de l'Est de l'Ukraine en proie à de rudes combats, l'homme de lettre est donc passé aux rangs des kurdes qui luttent face aux islamistes.

Il est vrai que les chaînes de télévision se sont quelque peu détournées de Kiev...

Mais que faisait donc monsieur Lévy à l'Elysée ce mercredi, assistant à la rencontre entre le ministre des peshmergas dans le gouvernement autonome kurde irakien Mustafa Qadir Mustafa et François Hollande. Déjà "conseiller" non officiel de Nicolas Sarkozy (on lui doit en partie la grande réussite libyenne) il est donc désormais l'invité permanent de la présidence de la République pour les sujets internationaux (pour inciter au soutien des forces ukrainiennes anti-russe par exemple).

Que dire, lorsque l'on voit ce général d'opérette qui utilise la quasi-totalité des conflits pour paraître devant les caméras et les micros ?

Bernard-Henri Lévy est donc l'une des figures phares de l'UMPS !

Il ne lui manque plus que le maroquin qui va avec.

Stéphane Grappin