Caméraman

Les polémiques: nos amis journalistes aiment ça et pas seulement eux...

Il suffit de fréquenter les réseaux sociaux ces deux derniers jours pour s'en apercevoir. La dernière de ces polémiques et bien sûr née de la réitération par le président d'honneur du Front National Jean-Marie Le Pen du fait que, selon lui, la shoah n'était qu'un détail de l'Histoire du second conflit mondial. Il a également dit que de nombreux "pétainistes" étaient au FN...

Pour remettre les choses à plat et mettre un doigt sur une une évidence qui mettra de la glace aux endroits où ça peut faire mal : il faut ouvrir un dictionnaire de la langue française, le Larousse par exemple, pour obtenir une définition du mot "détail".

Et ne pas utiliser le langage que l'UMPS se fait un plaisir d'user tout au long de l'année à notre encontre : exclusion, mise à l'écart, etc.

Ensuite, que les choses soient claires, depuis janvier 2011 la présidente du mouvement se nomme Marine Le Pen, elle a été rééue en novembre dernier à ce poste. Le président n'est plus Jean-Marie Le Pen (qui le fut de sa création en 1972 à 2011) et tout le monde le sait, mais les sorties médiatiques de JMLP font saliver par avance nos amis des médias qui, avec impatience, sautent sur les propos d'un homme qui aura toujours privilégié sa parole et sa propre pensée  a tout le reste...

Les dernières prises de positions de Jean-Marie Le Pen sont les siennes et exclusivement les siennes.

Comme l'a fort bien expliqué sur Europe 1, le vice-président Florian Philippot "C'est toujours un dérapage de trop, une provocation parfaitement inutile. Les Français nous attendent sur leurs vrais problèmes, leurs vraies préoccupations, ça ne représente en aucune manière la ligne du FN ni celle de Marine Le Pen".

"Le mouvement, par sa présidente Marine Le Pen, indique clairement qu'il ne se situe en aucune manière dans ces propos, il n'a rien à voir avec cette pensée".

Et le vice-président du FN de poursuivre : "Je ne veux pas juger l'homme, je veux juger des propos, il a répété ce qu'il avait déjà dit, je le regrette profondément, c'est l'occasion pour nous de dire qu'on n'est pas d'accord".

Quant aux "pétainistes"...cela fait longtemps que le FN n'attire plus ce genre de personnes. Et d'ailleurs s'il on regarde bien les personnages qui ont entourés le vieux maréchal durant les "années sombres" on s'aperçevra assez vite que la grande majorité de ceux-ci provenaient bel et bien des partis de gauche (Laval et Déat ne furent-ils pas des députés SFIO ? et je ne parle pas de Doriot...).

Alors les grandes leçons de morale qui nous proviennent des pleureurs habituels ...

Petite incartade sur les départementales :

Ce matin, sur BFM-TV, le journaliste Hervé Gattegno de nous expliquer qu'après un score "terrible" au soir du 22 mars, d'une " petite défaite" dimanche dernier , ce fut carrément la "Bérézina" hier, puisqu'aucun département n'est revenu au FN...

Peut-être, mais nous voudrions que monsieur Gattegno nous explique quelle est sa vision de la démocratie en sachant que c'est largement le mouvement patriote qui est arrivé en tête au soir du premier tour et second au deuxième avec 4 107 943 de voix et 62 élus...dans le même temps le PS obtient 2 967 414 de suffrages et 896 conseillers départementaux !

Pour en revenir sur la polémique du jour :

Le Front National a une présidente, Marine Le Pen qui, entourée des instance du mouvement, détermine la ligne politique du mouvement.

Le reste n'est que supputations, discussions stériles et billevesées.

Stéphane Grappin