Flamme 3

Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National du 24/04/25015

Les dirigeants de l’Union européenne se sont réunis hier « en urgence » pour constater l’échec terrible de leur politique migratoire.

Cette politique de la double peine, entraînant des milliers de morts en Méditerranée et des centaines de milliers de clandestins à la charge de nos pays respectifs, pourtant déjà frappés durement par le chômage de masse et des déficits abyssaux, doit désormais prendre fin.

Hélas, aucune des très maigres mesures envisagées par l’Union européenne ne laisse espérer une telle issue. Au contraire. D’abord parce qu’elles ont déjà été largement proposées en 2013 après les drames de Lampedusa sans avoir jamais démontré leur efficacité, ensuite parce qu’aucune rupture idéologique avec le « sans-frontiérisme » et l’immigration massive n’a été marquée. Pire, l’Union européenne appelle au contraire à toujours plus d’efforts pour accueillir et entretenir ces populations. L’Union européenne est un facteur d’aggravation de la crise migratoire et non une solution.

Que François Hollande ose ajouter que la France « doit prendre sa part » des migrants alors que depuis des décennies elle l’a déjà prise et même très largement prise, en dit long sur le niveau de déconnexion de la caste au pouvoir.

Pour mettre un terme au fléau de l’immigration en Méditerranée il conviendrait d’agir sur deux plans :

Premièrement, mettre un terme à l’attractivité de nos pays pour les clandestins en coupant les aides sociales incitatives à l’immigration, et en restreignant considérablement le droit d’asile pour en revenir à ce qu’il était à l’origine. Un clandestin arrivé illégalement dans un pays européen ne doit pas s’attendre à autre chose qu’être reconduit chez lui.

De même, les navires arraisonnés doivent systématiquement être reconduits à leurs ports d’origine. C’est cette politique qui a été suivie avec succès par l’Australie, et c’est cette politique, efficace, humaniste, qu’il faut imiter.

Deuxièmement : stabiliser les zones de non-droit qui servent de bases arrières aux passeurs criminels. Une telle politique exigerait une révision complète de notre politique étrangère, en particulier en Libye et en Syrie. Tant que des Etats de droit n’auront pas été reconstitués dans ces pays, les flux de clandestins ne tariront pas.

Il faut donc combattre sans réserve les mouvements djihadistes qui déstabilisent ces régions, notamment depuis l’action militaire internationale totalement irresponsable menée en Libye en 2011, à l’initiative de Nicolas Sarkozy et soutenue par le Parti Socialiste.

Front National