Reynié 2

La droite a élu à Sète, ce samedi, son leader pour les Régionales de décembre 2015. C'est Dominique Reynié qui l'emporte avec 23 voix contre 16 pour Bernard Carayon et 1 nul. Il est désormais investi tête de liste UMP-UDI pour la région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées.

Dominique Reynié, 54 ans, DVD est politologue et universitaire

Il est né le 17 juin 1960 à Rodez en Aveyron, et est professeur de sciences politiques à Sciences Po. Il n'a jamais exercé de mandat politique.

Ses travaux portent sur les transformations du pouvoir politique, l'opinion publique et ses manifestations, les mouvements électoraux, en France et en Europe. Depuis octobre 2008, il est directeur général de la Fondation pour l'innovation politique.

Il a été expert auprès de la Commission européenne (direction de la communication) dans le cadre du programme «The Future of Europe». Il est par ailleurs membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme et de l’Observatoire de la décentralisation du Sénat.

Il participe fréquemment à l'émission d'Yves Calvi, C dans l'air, sur France 5. Il a également une chronique hebdomadaire sur France Culture intitulée "Le monde selon Dominique Reynié".

Réaction de Dominique Reynié lors de la conférence de presse

Cette procédure de désignation m'a permis pendant des semaines d'aller à la rencontre des élus. C'est un chemin d'initiation et de compréhension pour moi qui suis issu de la société civile. C'est le premier acte politique de la grande région dans un esprit de collectif et d'équilibre. Il y a un travail à faire qui est considérable. Tous les élus qui sont là sont une formidable équipe qui vont jouer un rôle essentiel dans la conception du programme, dans la campagne et dans la gestion de la grande région. Je souhaite que ce collège des grands électeurs perdure. Ce n'est que le début, nous allons gagner en décembre. Observer la société française, l'analyser, je l'ai fait beaucoup mais à un moment j'ai eu le sentiment qu'à 54 ans je devais aller au-delà et m'investir. Le choix de cette procédure m'a convaincu de sauter le pas et d'essayer de convaincre les élus. Entrer dans l'action aux côtés d'élus qui sont sur le terrain me rend heureux. J'ai des idées, des espoirs mais il y a beaucoup d'idées et d'espoir dans ce groupe d'élus. Mes projets je vais les exposer et les enrichir avec celles des autres. On veut que la région soit grande, soit belle, soit ouverte au monde. Cette région est faite pour réussir".

Les préoccupations majeures du candidat restent le chômage notamment celui des jeunes, la solidarité avec les territoires notamment ruraux. Pour lui, le problème ce n'est pas le FN, c'est l'abstention. "Si sur les 2 millions d'abstentionnistes, nous en convainquons 160.000, nous gagnons. Il faudra donc convaincre ceux qui ne vont pas voter".

En cas d'élection, il s'engage à ne solliciter aucun autre mandat. "Ce serait irresponsable vu la taille de la région et l'ampleur de la tâche".

Dominique Reynié doit encore obtenir l'aval des instances dirigeantes de l'UMP et de l'UDI, une confirmation attendue "très sereinement" par Jean-Luc Moudenc, l'un des 40 "sages".

Dominique Reynié élu avec 23 voix contre 16 pour Bernard Carayon et 1 nul

Le politologue a été en tête des 4 votes.

Dès le premier scrutin, il obtient 12 voix sur 40, devant Stéphan Rossignol 7 voixBernard Carayon 5 voix et Philippe Bonnecarrère 5 voix.

Au 3e tour, Il collecte 19 voix, contre 11 pour Bernard Carayon et 10 pour Philippe Bonnecarrère.

Il l'emporte au 4e et dernier tour de scrutin pour 23 voix sur 40.

Réaction de Jean-Luc Moudenc, le maire UMP de Toulouse
Jean-Luc Moudenc se félicite du processus de désignation du tête de liste de la droite et estime que le candidat choisi correspond à la demande de l'électorat. Il n'est pas le candidat d'un appareil politique et c'est un nouveau visage "qui va mettre de l'oxygène dans la vie politique régionale". Le scrutin est ouvert et incontestable.
"Nous avons surpris aujourd'hui et nous pouvons surprendre le 13 décembre en gagnant la Région". "C'est un choix collectif et c'est par le collectif que nous gagnerons".
Par Fabrice Dubault le 25/04/2015