Monot FN

Communiqué de presse de Bernard Monot, Député français au Parlement Européen, Stratégiste économique du Front National du 28/04/2015

Les dirigeants du groupe GDF Suez ont annoncé vendredi dernier le changement de nom de leur groupe pour le rebaptiser Engie, sans qu’aucune opération de cession ou d’acquisition ne le justifie en modifiant le périmètre ou la nature de ses activités.  Il s’agit donc d’une décision de pure communication.

Au-delà du consternant manque d’imagination de ceux qui ont accouché de ce sobriquet, plus proche d’un tube estival que de celui d’une grande entreprise industrielle, il faut dénoncer le symbole.

Cette nouvelle appellation répond à une logique, dont ont été victimes depuis des années les grandes entreprises françaises : il faut supprimer toute racine ou référence historique à la France pour offrir le visage lisse et aseptisé qui sied à l’économie mondialiste.

Fini les sociétés dont on percevait la nationalité ou le métier au travers du nom.  Comme jadis France Telecom devenu Orange, fini donc Gaz de France et l’héritière de la compagnie du canal de Suez, hommage lointain aux épopées de Ferdinand de Lesseps qui ont pourtant transformé le commerce international.

Désormais, pour séduire l’investisseur chinois, russe ou américain et les grandes banques d’affaires, il faut des noms déracinés, des codes mnémotechniques que les traders de la planète pourront s’approprier aisément, du globish planétaire.

Rappelons que plus de 50% du capital des entreprises du CAC 40 appartiennent à des non-résidents, et même plus de 70% pour Total, Michelin ou Gemalto.

Messieurs les dirigeants de nos grandes entreprises, allez-vous bientôt également débaptiser Air France ou EDF et supprimer ce mot France qui semble pour vous plus un handicap qu’un motif de fierté?

Front National