Yunes

Yassine Salhi, l'homme qui a décapité vendredi dernier son employeur avant de lancer son véhicule sur une entreprise chimique de Saint-Quentin-Fallavier en Isère s'est mis en scène avec la tête de sa victime -ricanant et souriant paraît-il- et a envoyé le selfie à l'une de ses connaissances en Syrie.

Le natif de Pontarlier -et qui a passé des années dans la capitale comtoise- a donc envoyé son mms macabre à un autre Franc-Comtois, natif de Haute-Saône, converti à l'islam au milieu des années 2000 à Besançon, Sébastien-Yunes V.Z ( L'Est Républicain nous informe "qu'il a fait ajouter un nom d’usage de façon à accoler au patronyme français que son père lui a légué le nom de jeune fille de sa mère, d’origine maghrébine. Il a également pris soin d’agréger au prénom qu’avaient choisi ses parents, Sébastien, un second prénom de consonance musulmane, Yunes").

Yunes est parti de Besançon il y a quelques mois pour la Syrie « pour repeupler l’Etat islamique, non pour combattre » avec femme et enfant. Ce qui n'est pas vraiment la vérité puisque l'homme est aujourd'hui combattant au sein de l'organisation islamiste dans la région de Raqa (Est Républicain).

Tout cela sort dans la presse alors que Salhi tente de faire paraître son action terroriste pour la suite d'une mauvaise passe professionnelle et familiale : il se serait fait engueuler par son employeur et se serait disputé avec sa femme...

Si toutes les personnes qui vivent des tensions avec leurs employeurs et leurs familles décapitent leurs voisins et essaie de faire sauter une usine, les temps prochains risquent d'être sportifs.

Stéphane Grappin

Responsable de la communication numérique du FN39