Marion_Le_Pontet_05072015

Mes chers amis, Messieurs et Mesdames les conseillers municipaux, Messieurs et Mesdames les conseillers départementaux, Messieurs et Mesdames les conseillers régionaux, Messieurs et Madame Le Maire, Messieurs les sénateurs-Maires, Merci de venir ouvrir cette campagne avec nous dans cette ville symbolique du Pontet.

Le symbole d’une triple victoire à travers notre jeune élu Joris Hebrard: aux municipales, aux départementales dès le premier tour puis aux municipales partielles, avec près de 60% des voix dès le premier tour de nouveau. Une ville symbole de la grande fracture, que l’on retrouve à l’échelle de notre pays, entre une caste politique au bilan déplorable, accrochée à ses prébendes, usant de polémiques artificielles contre nous, et de l’autre une population désireuse de changement et de renouveau. Des victoires qui rappellent que les indignations des plateaux de télévision ne sont pas celles de la rue.

Ce succès il nous faut l’amplifier afin de faire taire définitivement des adversaires dont le seul argument de campagne consiste à nous traiter de bons à rien. Ces mêmes qui s’auto-proclament « bons gestionnaires », comme Renaud Muselier, tête de liste UMP dans les Bouches du Rhône déclarant : « Nous, nous sommes responsables, compétents, expérimentés. On a fait nos preuves ». Et quelles preuves ! En 5 ans, Christian Estrosi à la tête du conseil général a multiplié la dette par 7! Entre 2008 et 2012, l’encourt global de la dette cumulée de la ville de Nice et de sa métropole a augmenté de 80%. Et ces UMP n’ont rien à envier à leurs copains socialistes qui en 17 ans de gestion ont creusé une dette régionale de près de deux milliards d’euros pour un budget quasiment équivalent.

Je vous épargne l’explosion des dépenses de fonctionnement, les projets fastueux et inutiles qui doublent voire triplent le prix de départ, les copinages.

Marcel Pagnol aurait dit de ces élus qu’ « ils ne sont pas bons à rien mais mauvais en tout. »

Vous remarquerez au passage que je continue de dire UMP, impossible pour moi d’appeler « républicains » des responsables politiques qui passent leur temps à trahir les valeurs de la République, au premier lieu desquelles la souveraineté populaire et la laïcité. Le dernier sondage en PACA qui nous place d’office en tête du premier tour explique certainement l’agressivité de Nicolas Sarkozy qui nous déclare, je cite : « une guerre à mort ». Une haine dont il épargne les socialistes, peut-être pour mieux négocier demain des accords de désistement. Adieu le « ni-ni », avec la montée spectaculaire de notre parti, l’ancien Président inaugure le « ni-Fn ». Il faut que les électeurs patriotes de l’UMP le comprennent : « la guerre à mort » c’est un message clair : plutôt les socialistes, communistes et écologistes que le Front National.

Contrairement à eux, nous n’avons pas d’ennemis mais des adversaires, nous ne déclarons pas de « guerre à mort » contre des Français puisque notre souci est précisément de défendre ces Français, tous les Français. Dans cette campagne, je ne me bats pas contre quelqu’un mais pour la PACA. Qu’importe l’adversaire, Estrosi, Castaner, cela m’est égal, de toutes façons leurs promesses de campagne seront les mêmes pour les mêmes trahisons demain. Des promesses joliment enrobées dans des campagnes paillettes où il suffirait de réunir des personnalités connues pour faire sérieux. En cela Estrosi est bien l’élève du maitre Sarkozy. Marketing, communication, changement de noms, vote des motions, toujours le même sketch et la même chute. Ce n’est pas notre conception de la politique : la communication doit être au service de la politique et non la politique au service de la communication. Pas besoin de stars ou d’anciens ministres, les gens d’ici, les gens de la vraie vie seront les auteurs de notre programme. Leur compétence c’est leur vie ; leur légitimité c’est la pratique du quotidien ; leur mérite c’est d’être la France des oubliés qui a décidé de se faire entendre.

Heureusement, ils ont le soutien de patrons de presse comme Bernard Tapie qui annonce que je n’ai aucune chance de gagner car trop jeune. Alors oui je suis jeune, je n’en ferai pas un argument de campagne car de 7 à 77 ans il n’y a pas d’âge pour aimer la France et se battre pour elle. Mais cette jeunesse je la revendique. Je la revendique comme un gage de liberté. Je ne suis pas prisonnière des logiciels passés, des arrangements secrets, des lobbys ou des habitudes. Je suis libre de poser un regard nouveau sur un fonctionnement sclérosé. Je suis libre de ne pas répondre aux sirènes de la bien-pensance qui considèrent que déverser des millions dans les mêmes quartiers suffirait à endiguer la violence, la délinquance et la radicalisation au prétexte que la pauvreté et le racisme seraient les véritables catalyseurs de la haine anti-française.

Cette bien-pensance qui, dans un snobisme de l’entre-soi, voit dans l’art contemporain le plus laid et le plus outrancier, la seule culture qui vaille même si le peuple s’en désintéresse totalement. Cette bien- pensance qui considère qu’il suffit de créer un mille-feuille de subventions pour soutenir l’économie quand les chefs d’entreprise n’aspirent qu’à avoir la paix. Je ne dis pas aux Alpins, Niçois et provençaux que nous allons créer des emplois, je leur dis que nous allons tout faire pour leur faciliter la tâche dans cette création. La politique pour être efficace doit être la plus discrète et la moins contraignante possible. La région partenaire et non pas substitut, mais surtout la région rempart face à la politique gouvernementale qui favorise toujours les plus gros en abandonnant les TPE et PME noyées dans le délire administratif et fiscal.

Les gouvernements UMP et socialistes ont, depuis des décennies, été incapables d’affronter le grand basculement de société, et peut-être même de civilisation, du 21ème siècle. - basculement économique de la mondialisation qui a fait de la France, de son industrie et de son agriculture la victime des pays émergents. - basculement géopolitique dans un monde multipolairenos gouvernants ont choisi des alliés au jeu trouble : Qatar, Arabie- saoudite, Turquie, ont détruit les nationalismes arabes laïcs, créant le chaos au Proche et Moyen-Orient. L’Etat Islamique ou la grossesse non désirée des Occidentaux, celle de Mitterand en Irak, de Sarkozy en Libye et en Afghanistan, celle d’Hollande en Syrie. -

Basculement démographique inédit dans l’histoire du monde. Le remplacement continu d’une population par une autre qui importe avec elle sa culture, ses valeurs et sa religion. Une coexistence qui devient de plus en plus conflictuelle avec son lot de délinquance et de terrorisme. Des jeunesses qui se regardent en chiens de faïence sans ne plus rien partager.

Des femmes de nationalité française qui se voilent, se cachent pour mieux nous cracher au visage ce que nous sommes : le pays et la civilisation qui honorent la femme. Celui de l’influence gréco-romaine, des déesses Athéna, Venus et Artémis ; celui de l’influence chrétienne et des saintes patronnes de France : Geneviève, Clothide, Mathilde et Radegonde reine des Francs, Jeanne d’Arc la guerrière de 19 ans ; le Pays des femmes de pouvoir : Blanche de Castille, Aliénor d’Aquitaine, Anne de Bretagne, nos abbesses et nos favorites : Dianes de Poitiers ou la Pompadour, celui des femmes d’esprit : Olympe de Gouges, la Marquise de Sévigné et des scientifiques comme Marie Curie.

La France où prospère aujourd’hui une idéologie totalitaire, guerrière, haineuse, celle de l’islamisme. « L’ampleur du phénomène et sa pénétration dans tous les milieux, avec la radicalisation des jeunes étudiants, des jeunes filles en particulier, indiquent que l’on pourrait basculer dans un phénomène de masse » selon les mots de l’ancien président de SOS Racisme Malek Boutih.

Merah, Kouachi, Coulibaly, Salih sont les enfants du regroupement familial, du droit du sol, de la repentance anti-française, de l’abandon de l’exigence d’assimilation au profit de la société multiculturelle. Ils sont le produit des choix politiques et des renoncements du RPR, de l’UMP et des socialistes.

Face à ces périls, notre rivage méditerranéen et notre frontière avec l’Italie, nous placent en première ligne. Devrons-nous subir ? Non. Hors de question que notre région passe de la rivera à la favella. Que ce soit en matière d’immigration clandestine ou de radicalisation, nous ferons tout ce qui est possible au niveau régional pour freiner ces phénomènes.

Nous ne voulons pas de la PACA Black-Blanc-Beur mais de la PACA bleu-blanc –rouge.

Quand la tête de liste écologique se rend dans les Hautes-Alpes pour aller visiter un centre de clandestins, nous irons parler de désenclavement et de développement économique.

Quand Estrosi finance des associations rattachées à l’UOIF et donc aux frères musulmans dans sa mairie, nous leur couperons les vivres et ferons vivre les valeurs françaises.

Quand Castaner applique les règlementations de Bruxelles en défendant la loi Macron, nous ferons de la région un atout de la Nation et non un élément de déstructuration de notre Nation comme le prévoit la réforme territoriale. Ils ont voulu donner plus de pouvoirs aux régions, favoriser leur autonomie politique, contourner l’Etat au profit d’une coopération UE- région.

Et bien soit, tout ce pouvoir nous le mettrons au bénéfice de notre Nation, de notre idéal, de nos valeurs et de notre identité.

Frédéric Mistral, enfant de cette Région, comme Pagnol que je citais plus tôt, amoureux fou de cette terre et de sa langue disait : « Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent haut ».

Le Comtat Venaissin et le comté de Nice ont choisi d’être Français, ils l’ont réclamé en criant leur amour de la France en 1791 et 1860. Nous avons encore besoin de leur passion et de leur fougue de jeunes Français pour réaffirmer cet attachement à ce que nous sommes.

La Provence est une terre d’identité et de résistance. Résistance des princes provençaux face à l’invasion sarrasine, résistance face à la terreur révolutionnaire, face à la réforme protestante, face à l’occupant allemand, face au funeste projet de l’Union européenne en 2005. Soyez fidèles à ce que vous avez toujours été, avec nous résistez et ensemble gardons le cap : celui de la France… plein sud !

Ils seront à mes côtés et mèneront cette campagne pour vous, ils seront vos têtes de liste dans chaque département. Je vous demande de les applaudir et de les encourager pour ces longs mois de campagne. Je les invite à me rejoindre à la tribune : Stephane Ravier tête de liste des Bouches du Rhône Jeannine Douzon, tête de liste des Alpes de Haute-Provence Amaury Navaranne tête de liste des Hautes -Alpes Olivier Bettati tête de liste des Alpes -Maritimes Marc-Etienne Lansade tête de liste du Var."

Source : page Facebook de Marion Maréchal-Le Pen