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Communiqué de presse de Bernard Monot, Député français au Parlement Européen, Stratégiste économique du Front National du 06/07/2015

En dépit du psychodrame permanent orchestré, des menaces contre le gouvernement Grec et du chantage mené par les créanciers de la Grèce, le peuple souverain a tranché massivement en faveur du NON. Le premier ministre Alexis Tsipras a gagné le pari de la démocratie populaire face à une oligarchie européenne totalitaire (l’eurogroup, Merkel, Hollande, Juncker, Moscovici, Dombrovskis, …) qui essuie un désaveu cinglant, après leur refus du référendum.

La  conscience d’une majorité de grecs s’est réveillée. Le peuple se lève pour s’opposer à la mise en servitude contre une prétendue aide financière de l’europe de Bruxelles conditionnée à des sacrifices sociaux sans fin.

Et maintenant que va t’il se passer ?

Même si la démocratie s’est exprimée et que A.Tsipras se retrouve en position de force pour négocier, il est à craindre, hélas, que rien ne changera vraiment. La seule solution raisonnable, après 6 ans de grande austérité et de crise humanitaire, serait la sortie de la Grèce de la zone euro, pour redresser en douceur l’économie de leur nation, car à terme la fin de l’euro est inéluctable. Cependant la troîka (Commission européenne, BCE, FMI,..) acceptera toutes les conditions grecques pour ainsi gagner du temps et encore sauver l’euro à tout prix.

Comme je l’annonçais depuis plusieurs semaines, sauf nouvel évènement, il n’y aura pas de sortie de la Grèce (Grexit) de la zone euro parce que l’euro est un enjeu politique considérable pour l’élite européiste et le cartel bancaire privé.                                                                                                         

La BCE à Francfort devrait pratiquer dès la semaine prochaine des interventions non conventionnelles (Prêts d’urgence ELA, rachats de titres de dette Grecque,..) pour soutenir les banques grecques et stabiliser la zone euro. D’ailleurs, le commissaire Moscovici, ne répète t’’il pas, l’euro est « irréversible » ?

Suite à ce référendum, le seul enseignement que les peuples européens et les français en particulier, doivent en tirer est : Acceptons-nous la mise en esclavage pour dette et le saccage social qui s’en suit au nom d’un modèle économique ultralibéral ? Pour répondre à ces questions, le FN appelle à l’organisation dès septembre 2015 d’un « grand sommet sur la dette européenne » avec les 19 pays de la Zone Euro, sous l’égide du légitime « Club de Paris » et de l’Eurogroupe durant lequel les questions fondamentales devront être posées, notamment:

– Doit-on conserver l’euro monnaie unique ou passer aux nouvelles monnaies nationales coexistantes avec l’euro monnaie commune ?

– La résolution des faillites bancaires doit-elle être confiée à la BCE ou bien rester sous contrôle des états-membres de la ZE ?

– L’Allemagne doit elle rembourser sa dette historique en réparations financières de guerre (162 Mds €) à la Grèce ?

-  Les français peuvent se réjouir de cette leçon de fierté et de lucidité des grecs, qui ouvre la voie à une alternative pour la France et pour une europe des nations coopératives, grâce à un modèle de « patriotisme économique » qui renouera avec le plein emploi et la prospérité nationale.

Front National