BPC Sébastopol

Les frais nécessaires à l'entretien des navires pourraient s'élever à plus d'un million d'euros par mois. Sans compter les sommes à engager pour les réadapter.

La France va rembourser les Mistral à la Russie. Si le contrat est estimé à 1,2 milliard d'euros, pour l'heure, Paris aurait déjà versé 785 millions d'euros, soit les frais déjà avancés par la Russie. Seulement, si la dette sera acquittée, les deux Mistral vont continuer de coûter de l'argent à notre pays.

Ces derniers sont désormais «pleine propriété de la France», selon l'Élysée et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Mais il est peu probable que la marine française consente à les garder. S'ils lui seraient utiles, elle n'en a pas les moyens. Il faudrait les payer, en recruter l'équipage, les entretenir, etc. Une éventualité impossible compte-tenu des budgets actuels.

Si ces derniers n'évoluent pas, il est donc impératif de vendre ces Mistral et de trouver un nouvel acheteur. Selon un institut américain, la demande pour ce type de navires pourrait s'élever à une trentaine dans le monde pour la prochaine décennie. Mais seuls cinq à six pays, tels que le Canada, l'Inde ou le Brésil, auraient les moyens de se les offrir et de les entretenir.

Adapter les navires

En attendant, à quai, les navires se payent également. Selon le patron de DCNS, le constructeur des Mistral, Hervé Guillou, le coût de maintenance s'élèverait à au moins un million d'euros par mois. Des frais qui tiennent compte du gardiennage et des assurances. Un spécialiste de l'Institut de relations internationales et Stratégiques (Iris) élargissait la fourchette de 1 à 5 millions. «Ces coûts pourraient encore augmenter si les Mistral sont immobilisés suffisamment longtemps pour qu'un remplacement d'une partie de leurs systèmes à bord devienne nécessaire», avait précisé le patron de DCNS.

Quoi qu'il arrive aux deux bâtiments, d'autres frais devront être à l'avenir engagés. Il va falloir «dé-russifier» les navires. Toutes les inscriptions, ainsi que la documentation, écrites en russe avec l'alphabet cyrillique, vont devoir être changées. Il en va de même pour les équipements et les spécificités réclamés par la marine russe, qui vont être démontés. La DCNS chiffrait le coût de cette réadaptation de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de millions d'euros.

Le 06/08/2015

Le Figaro

Note BYR : En plus de la véritable honte dont il couvre la France -rien que sur la parole donnée, il y aurait beaucoup à dire- et de l'oppobre qu'il jette sur toute les constructions liées à la Défense, le président de la République va faire payer les contribuables pour faire selon les ordres reçus des Etats-Unis qui sont en "guerre froide" avec la Russie et surtout à l'Union européenne, entité vassale de l'Oncle Sam et donc du mondialisme. Merci monsieur Hollande !