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François Rebsamen a été réélu maire de Dijon (Côte d'Or) lundi, deux semaines après la mort du précédent édile de la ville, Alain Millot. Lors d'un conseil municipal extraordinaire, le ministre du Travail sur le départ a été élu avec 46 voix pour. Deux élus FN ont voté contre, tandis que onze conseillers, issus de l'opposition, ont voté blanc.

Après l'avoir occupé pendant 13 ans, de 2001 à 2014, François Rebsamen a retrouvé son fauteuil de maire de Dijon lundi.

Reprenant la succession d'Alain Millot, son ancien premier adjoint devenu l'édile de la ville qui est mort le 27 juillet, celui qui est encore ministre du Travail a été largement réélu à l'occasion d'un conseil municipal extraordinaire. Et le plébiscite est incontestable : 46 conseillers se sont prononcés pour sa réélection, tandis que 11 élus, d'opposition, ont voté blanc. Seuls deux conseillers FN ont voté contre, dont un des proches de Florian Philippot, Edouard Cavin. Ce dernier était le seul autre candidat qui se présentait lundi à la mairie de Dijon.

Tout va désormais aller très vite : encore ministre, François Rebsamen remettra sa démission le 19 août, à l'occasion du Conseil des ministres de rentrée. "Je remettrai ma démission le 19 août à la fin du prochain Conseil des ministres", a-t-il en effet précisé dans Le Parisien. "Il y a un immense quiproquo : je n'ai jamais envisagé de cumuler les charges de maire de Dijon et de ministre du Travail (...) Je sais très bien qu'on ne peut pas faire les deux et je ne l'ai jamais envisagé", a-t-il ajouté, dénonçant un "procès d'intention insupportable" à son encontre. Les ministres ont un mois pour se mettre en conformité avec l'article 4 de la charte de déontologie des membres du gouvernement sur le non-cumul des mandats.

"Le sentiment d'avoir bien fait (son) travail" au gouvernement

Après 16 mois au gouvernement, François Rebsamen, 64 ans, avait annoncé le 30 juillet souhaiter revenir à la tête de la ville qu'il a déjà dirigée pendant 13 ans. Quittant le ministère du Travail, il défend un bilan contesté, mais assure partir "avec le sentiment d'avoir bien fait mon travail et avec l'estime des partenaires sociaux". "C'est un crève coeur", ajoute-t-il, cité par le JDD dimanche.

Lundi après-midi, il doit également être réélu à la tête de la communauté urbaine du Grand Dijon, un poste qui a toujours été occupé, jusqu'alors, par le maire de Dijon.

Par Gaël Vaillant le 10/08/2015

Le JDD

Note BYR : Une fois de plus, l'exemple vient du FN ...