Marine, le combat continue

Boulevard Voltaire

Par Gabriel Robin, Secrétaire général du CLIC le 08/09/2015

Les « éditocrates » semblent découvrir, depuis les dernières Universités d’été de Marseille, que le Front National est un parti désormais taillé pour la conquête du pouvoir. Le parti patriote est devenu un géant électoral capable de faire trembler la majorité sociétaliste et « Les Républicains », candidats classiques du système de l’alternance. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Plusieurs régions pourraient être dirigées par le Front National en 2016. Une telle chose créerait à l’évidence un séisme sans précédent dans le champ politique, et rebattrait les cartes, en France et en Europe, pour les décennies à venir.

Si le Front National paraît bien engagé sur la route qui le mènera à conquérir les différentes institutions représentatives de notre République, il a déjà remporté la bataille des idées. Ses thèmes de prédilection traversent le débat public français et constituent le cœur des interrogations majeures pour notre avenir. En effet, le Front National symbolise avant tout la seule possibilité offerte aux Français de reconquérir un pays perdu. Ce pays est la France historique. Ce pays est méprisé de la même façon par Najat Vallaud-Belkacem et par Nicolas Sarkozy. Marine Le Pen incarne, aux yeux du peuple, le pays réel. Elle est porteuse d’espoir quand les autres sont porteurs de désespoir. C’est là sa force.

Au cours des diverses tables rondes marseillaises des dernières Universités d’été du Front National, de très nombreux sujets ont été abordés sans tabous. Les sujets qui préoccupent les Français : le déclassement, la réforme territoriale, la crise de l’éducation, la souveraineté alimentaire, l’insécurité, la place de la France dans le monde et, bien entendu, les dangers posés par l’immigration-invasion. Les citoyens attendent des responsables politiques une parole de vérité, car eux-mêmes sont conscients du déclin national. Ils ne veulent pas être infantilisés ou trahis, comme cela fut trop souvent le cas. Nous avons le devoir d’observer le monde tel qu’il est, et non tel que nous voudrions qu’il soit.

Oui, la France est en crise. Pire : la France, sa civilisation et son histoire sont en danger de mort. Seul le Front National ose, pour l’instant, le dire.

Qui a le courage de vous montrer qu’il existe sur notre territoire des zones de« non-France » ? Pareillement, pouvez-vous imaginer que l’on vous informe du fait que Viktor Orbán est le seul dirigeant européen à appliquer à la lettre les accords de Schengen (parce qu’il protège sa frontière extérieure) lors d’une réunion des mous « Républicains » ? Chaque sujet abordé fut l’occasion de rappeler que la France n’est pas un petit pays et qu’elle se doit de se redresser. À l’avenir, d’autres personnalités d’envergure agréeront-elles à ce constat ? C’est possible et souhaitable, car la reconquête du pays ne sera pas une tâche aisée. Toutes les forces positives devront se mobiliser. Les esprits lucides savent bien que le plus dur n’est pas d’accéder au pouvoir mais de l’exercer. Il faudra faire très précisément ce qui a été dit. Entendre le désir du peuple de France pour pouvoir, enfin, agir.

Marine Le Pen a pris la mesure de ce qu’elle peut, un jour, représenter pour l’histoire de France. Elle semble prête au combat, déterminée, lucide. Seuls les sujets de grande politique la motivent pour le moment ; elle a su trouver la sagesse de ne pas s’attarder sur de vaines polémiques. J’ai eu la chance d’assister à son discours et d’intervenir lors de ces Universités d’été. Plus que jamais auparavant, nous avons une chance de secouer la France pour qu’un jour, peut-être, nous soyons en mesure de la reconquérir.

Saisissons cette chance.