Gollnisch

Le député européen FN Bruno Gollnisch a estimé samedi que Les Républicains (LR) se tiraient "une balle dans le pied" en stigmatisant Nadine Morano, au coeur d'une polémique après ses propos sur la "race blanche". "Je pense que Les Républicains se tirent une balle dans le pied en stigmatisant, en crucifiant la pauvre Nadine Morano qui s'est crue autorisée à citer le général de Gaulle", a déclaré Bruno Gollnisch lors d'une conférence de presse de Christophe Boudot, candidat FN aux élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, à Parigny (Loire).

"C'est toujours ennuyeux pour un parti gaulliste de censurer le général de Gaulle", a ironisé le député européen d'extrême droite. La commission nationale d'investiture des Républicains doit se réunir mercredi pour "retirer l'investiture en Meurthe-et-Moselle à Nadine Morano", qui a fait référence à une citation prêtée au général de Gaulle en tenant des propos controversés et réitérés sur la France, pays de "race blanche".

Selon Bruno Gollnisch qui fut conseiller régional de Rhône-Alpes pendant 28 ans, cette "affaire Morano prouve la soumission au politiquement correct des élites de l'ex-UMP" et "prouve aussi qu'elles ne reconnaissent pas l'existence d'une population française qui bien sûr est ouverte à l'outre-mer et aux apports étrangers". "Le fait que l'on se refuse à la définir" montre, selon l'élu européen, "une haine de la différence qui caractérise l'idéologie mondialiste". Bruno Gollnisch était présent samedi à Parigny où le candidat FN en région Auvergne-Rhône-Alpes présentait ses têtes de listes départementales à l'exception du Cantal.

Renvoyant dos à dos le candidat de la droite et du centre Laurent Wauquiez et le président de région socialiste sortant Jean-Jack Queyranne, Christophe Boudot a de nouveau fait de la ruralité le coeur de sa campagne.

"J'entends le grondement des campagnes qui ne voteront plus socialiste et ne sont pas séduites par Laurent Wauquiez" qualifié d'"homme d'appareil". "Laurent Wauquiez ne peut pas parler comme le FN et agir différemment. Il a le verbe haut mais la main molle", a encore ironisé Christophe Boudot.

Le 03/10/2015 avec AFP

Le Point