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C'est un référendum organisé dans l'urgence par le PS et qui laisse perplexe ses nombreux partenaires. Les 16, 17, 18 octobre prochains, les sympathisants de gauche seront appelés à voter «sur les marchés» en faveur de l'union dès le premier tour des élections régionales, contre le Front National.

Visés: Europe-Ecologie-Les Verts et le Front de gauche qui, déclaration après déclaration, s'éloignent de la majorité.

Face à la participation qui s'annonce incertaine, Jean-Christophe Cambadélis mobilise ses militants grâce à des... robots. Ces derniers inondent les adhérents de SMS et d'appels automatiques, écrit lundi Le Parisien-Aujourd'hui en France. «Bonjour, c'est Jean-Christophe Cambadélis. Je viens te parler de notre référendum (...) L'enjeu, tu le connais: l'extrême droite veut remettre en cause la République», debite le premier secrétaire du PS dans un message audio qui dure une minute. Expliquant ensuite que «tout est prêt, tracts, affiches, site...» «Je compte sur toi», conclut le patron du parti, avec un tutoiement de rigueur, comme c'est l'usage au PS. Par SMS, c'est plus bref: «67% des sympathisants de gauche sont pour l'union de la gauche et des écologistes aux régionales. Les 16, 17 et 18 octobre, votons pour l'union, JC Cambadélis».

«J'étais un peu surpris en recevant un message et un appel», confie au Scan un militant breton. «J'ai reçu l'appel d'un numéro masqué, j'ai décroché car ça pouvait être important mais je n'ai pas écouté le message entièrement», explique-t-il. Ajoutant que «si ça permet de remobiliser quelques milliers de personnes pour les élections régionales, tant mieux mais certains ont trouvé ça idiot et enfantin».

Il faut dire que l'attente est forte du côté de la rue de Solférino. Lors de l'annonce du référendum, Jean-Christophe Cambadélis disait miser sur 300.000 votants. Lundi sur France inter, il a révisé ses ambitions à la baisse: «J'en attends un électrochoc. J'ai expliqué devant le bureau national (du PS) qu'il fallait au moins 200.000 signatures ce jour-là pour pouvoir indiquer que nous étions unis dans les régions».

Par Tristan Quinault Maupoil le 12/10/2015

Le Figaro