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Éditorial de Gilbert Collard, Député du Gard, Secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine du 14/10/2015

Madame Taubira aura réussi ce prodige, vu pour la dernière fois dans le ciel des contestations en 1983, sous un gouvernement socialiste, de convoquer sous ses fenêtres la colère des policiers.

C’est un événement d’une forte portée symbolique qui en crie long sur la lassitude, le découragement des serviteurs d’un État qui joue avec leur épuisement et leur sécurité au nom d’une idéologie permissive démodée. Également, au nom d’un état d’esprit, pire que tout, qui voit dans le flic le petit personnel de la justice, taillable et corvéable, chargé de courir après les délinquants évadés et d’escorter les permissionnaires au risque, souvent, de sa peau : en 2014, 7603 policiers et gendarmes blessés en opération !

Ce mouvement n’est pas politique, il est éthique, voire même, plus sûrement, existentiel : à quoi sert–on, aujourd’hui, si on ne pèse pas plus lourd dans la considération que n’importe quel voyou, chouchouté par certains juges d’application des peines perdues ? Peut–on encore assurer le respect de la loi dans un pays où il n’y a plus d’autorité de l’État ? Où la fonction s’est déclassée, comme beaucoup d’autres, du reste !

L’assassin du jeune policier, Aurélien Dancelme, remit en liberté, parce que le parquet général a trop attendu pour fixer une date d’audience en appel, c’est se foutre du monde policier, c’est le mépriser !

Renforcer les droits des délinquants, inventer une contrainte pénale qui transforme la peine en emplâtre, refuser la légitime défense immédiate aux policiers, répondre aux attaques islamistes par la lutte prioritaire contre l’islamophobie, c’est se foutre des policiers ! Les paralyser dans la bureaucratie, les faire circuler dans des véhicules épuisés, ne pas payer les heures supplémentaires, traiter les outrages comme des bagatelles, trop, c’est trop !

Rassemblement Bleu Marine