Black Blocs Strasbourg

À un mois du début de la Cop 21, des menaces pèsent sur l'organisation de cette grande conférence mondiale dédiée au climat.

La réunion, qui doit réunir environ 195 délégations internationales, 40 000 à 50 000 observateurs et 3 000 journalistes au Bourget est placée sous haute surveillance. La menace terroriste est réelle mais à celle-ci s'ajoute celle des Black Blocs, des militants d'extrême-gauche jugés très violents. Ces mouvements de tendance anarchiste sont connus pour s'attaquer aux grands événements internationaux, comme à Strasbourg en 2009. Le week-end dernier, ces altermondialistes se sont réunis en Bretagne, un an après la mort de Rémi Fraisse, mort dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, touché par une grenade offensive qui avait été lancée par un gendarme sur le site du barrage de Sivens, dans le Tarn.

Les contrôles aux frontières rétablis ?

Les participants au rassemblement ont notamment tenté d'envahir la poudrerie Nobel Sport, où sont justement fabriquées des grenades lacrymogènes. "Ils ont fait une répétition avant de frapper pendant la conférence climat en décembre à Paris", analyse un proche de Manuel Valls sur France Info. D'après l'élu breton, des "pros" étaient présents parmi les manifestants, armés d'explosifs, casqués, cagoulés, habillés entièrement de noir.

En août déjà, la police nationale avait appelé à la plus grande vigilance par crainte d'une action de ces groupes ultras. Selon un document que s'était procuré France Info, il était demandé à tous les chefs de service de limiter au maximum les congés pendant les 15 jours de la conférence. Par ailleurs, selon le site d'information Bastamag, le gouvernement français s'apprêterait à rétablir les contrôles aux frontières pendant un mois à compter du 13 novembre.

Le 30/10/2015 avec 6Medias

Le Point