Auxonne

Annoncée maintenant depuis quelques jours, le transfert massif (30 par ci, trente par là, ce ne sont pas de petites arrivées !) de clandestins qui jusque-là vivaient au sein de la "jungle" de Calais dans les villes et villages de quasiment tout nos départements -répondant ainsi aux ordres venus de Bruxelles et aux désirs exprimés aussi bien par les socialistes au pouvoir que par des personnalités de premier plan de la droite sarkozyste, tel monsieur Raffarin) - entre dans sa phase active.

Ainsi depuis hier, une trentaine de "migrants" sont à Auxonne (Côte d'Or), ville bourguignonne située à quelques 13 kilomètres de Dole

Le maire d'Auxonne Raoul Langlois précise aux journalistes : "On a été mis au courant en milieu de semaine par la préfecture. La Ligue de l’enseignement, qui bénéficie d’une délégation de service public pour l’utilisation de ces locaux, avait déjà donné son accord pour un accueil de migrants". Bien évidemment... Cette coalition d'associations d'éducation populaire subventionnée n'avait pas trop le choix, ni l'envie !

L'édile continue "Pour ce qui est des nationalités présentes, il y a une majorité de Soudanais, ainsi que quelques Érythréens et Tchadiens. Les migrants ne parlent pas français, ils parlent arabe pour la plupart. Seul l’un d’entre eux parle anglais. Ces personnes ne devraient pas rester très longtemps à Auxonne puisque le site va servir de centre d’accueil et d’orientation. Les services de l’État vont devoir déterminer s’ils doivent être reconduits dans leur pays ou s’ils vont bénéficier d’un asile politique. Il n’est pas impossible que d’autres migrants arrivent par la suite".

Comme on peut  le constater, les immigrés, tous des hommes,  qui sont placés un peu partout dans notre pays, aux frais de l'Etat, donc de chaque contribuable, ne sont pas vraiment originaires de pays en guerre et, contrairement à ce que l'on nous dit parfois, ce ne sont pas tous des étudiants...

Afin d'apaiser les craintes exprimées par les élus, la Préfecture de Côte-d'Or communique par la voix de Marie-Hélène Valente, Secrétaire générale  :

"Il s’agit de personnes qui ont fait le choix de faire une demande d’asile. Désormais, trois issues sont possibles pour eux. Soit ils choisissent de repartir dans leur pays, de leur propre chef. Soit leur demande d’asile est acceptée et leur dossier sera ensuite pris en charge par l’Ofpra . Soit leur demande est refusée et ils feront l’objet d’une mesure d’éloignement du territoire."

Or, et chacun le sait, les laisser "repartir dans leur pays " équivaut à les lâcher de nouveau dans la clandestinité et même si leur demande d'asile est rejetée, ils resteront probablement sur notre sol, les expulsions étant très rares !

La fonctionnaire préfectorale ajoute " l’objectif est d’abord de régler une situation d’urgence à Calais, avec des personnes qui s’apprêtent à passer l’hiver dehors dans des conditions inacceptables."

Et nos compatriotes qui vivent dans la rue ? nos compatriotes qui sont dans le besoin, le froid ? Pourquoi n'ont-ils pas droit aux mêmes intentions ?

Là, quelque chose nous échappe.

Stéphane Grappin

Responsable de la communication du FN39