Douanes françaises France-Italie

Fausse joie car si des contrôles policiers et douaniers vont à nouveau s’opérer aux postes-frontières de notre pays, voire dans les aéroports et dans les ports, c’est juste pour un petit mois – de la mi-novembre à la mi-décembre – et juste pour garantir la sécurité des huiles internationales convoquées à Paris dans le cadre de la COP 21, le grand raout médiatico-climatique (nous voulons dire médiatique avant que d’être climatique) organisé par François Hollande.

Pendant le « rétablissement » des frontières, la submersion continue.

Le gouvernement explique qu’il s’agit de prévenir les menées des terroristes islamistes et aussi des « extrémistes » (de l’extrême gauche altermondialiste type « black bloc », qui a coutume d’"animer" de ses émeutes les grandes conférences internationales). Les grands de ce monde seront donc tranquilles.

Les Français, en revanche, ne seront pas épargnés par la submersion migratoire – 3 millions d’arrivants d’ici 2017 viennent d’avertir Pierre Moscovici et la Commission européenne – qui traverse sans difficulté les fameuses « frontières extérieures de l’Europe de Schengen », censées protéger les Européens. Des « frontières extérieures » qui se sont avérées être de véritables passoires cet été, de la Grèce à l’Italie en passant par la Serbie. Mais pas question de « suspendre Schengen » a tenu à préciser aussitôt Cazeneuve.

Mais qu’on se rassure, pour ce type d’« infiltration » massive le gouvernement a trouvé, comme l’a rappelé Florian Philippot vendredi soir sur BFM TV, une « solution » : la midissénation des immigrés venus en masse d’Afrique et d’Orient dans les campagnes et villages français. Des villages, a souligné le n°2 du Front, dont les maires et les habitants sont placés devant le fait accompli, et qui, avec une population de 500 âmes, reçoivent 50 « migrants ». Des villages notamment de sa circonscription électorale Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine. Non, pas de rétablissement des contrôles et des frontières pour ces Français de « base »…

De toute façon, comme le disait un spécialiste consulté vendredi soir par BFM TV, les mesures de Valls et de Cazeneuve sont d’ordre « symbolique » – traduisons par « politicien » : les forces de l’ordre, même avec l’appoint de militairessont proches de la rupture d’effectifs, les attentats du 11 janvier dernier ayant multiplié les sites à protéger. Effectifs d’autant plus insuffisants qu’ils ont été réduits – comme l’a encore rappelé Florian Philippot aux téléspectateurs de BFM – de 12 à 13 000 policiers et gendarmes – et 2 000 douaniers, par Sarkozy président !

Rétablir les frontières, pas pour la COP21, pour les Français !

Mais au-delà de ce qui demeure un effet d’annonce politicien et socialiste, la décision du gouvernement – pour ponctuelle et symbolique qu’elle soit – est un clair aveu d’échec. Florian Philippot a eu beau jeu d’ironiser sur ce gouvernement et, au-delà, cette classe politique européiste qui répétaient à longueur de colonnes et de micros que les frontières c’était « dépassé », « ringard ». Jusqu’à ce que, à la faveur notamment de cet été des migrants, la Hongrie, la Croatie, la Slovénie et jusqu’à l’Allemagne d’Angela Merkel rétablissent les contrôles frontaliers ou érigent carrément des murs.

Florian Philippot avait analysé, un peu plus tôt dans la journée, la dimension de duplicité décision gouvernementale : « Manifestement, cela démontre d’abord l’utilité des frontières mais cela révèle aussi qu’on est capable de le faire pour la Cop 21 mais pas pour une crise aussi importante que celle des migrants ».

Les frontières, le Front National est, bien sûr, pour. Et les Français aussi : une enquête Elabe/BFM TV publiée le 16 septembre dernier, après les premières déferlantes de migrants dits « syriens », indiquait que 80% de nos compatriotes – y compris « de gauche » – contre 20% – réclamaient le rétablissement de celles-ci. On peut penser que ce taux a encore augmenté depuis un mois et demi…

La morale de cette demi-mesure…

On a vraiment l’impression que la classe politique – pas seulement la gauche – est passée en « mode idéologique automatique » : elle débite un discours officiel, sur l’immigration bénéfique et la nécessité d’une France et d’une Europe ouvertes aux flux migratoires comme aux marchandises du monde entier. Plus personne n’y croit, la réalité se chargeant de démonter les effets désastreux de cette idéologique 68-tarde et libérale de l’»Ouverture ». Plus personne n’y croit mais les pontes du système répètent inlassablement ces formules creuses, ces idées fausses.

Ça ne vous rappelle rien ? À nous si : la fin de l’URSS où les officiels débitaient un catéchisme communiste sans plus y croire depuis longtemps.

Nous souhaitons, quant à nous, que les Français et les autres Européens soient libérés très vite de cette langue de bois, de ces commissaires politiques et de ces nomenklaturistes d’un genre nouveau !

Régionales 2015