Fronton histoire

Tribune libre de Bertrand Dutheil de La Rochère, Membre fondateur et trésorier du Rassemblement Bleu Marine du 21/12/2015

Du sacre d’Hugues Capet en juillet 987 à la fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, en présence de Louis XVI, l’histoire de France est celle de sa centralisation. Elle a été consacrée par l’article 1er du titre 2 de la constitution du 3 septembre 1791 : « Le Royaume est un et indivisible : son territoire est distribué en quatre-vingt-trois départements ». Elle fut parachevée par Bonaparte créant les préfets par la loi du 28 pluviôse an VIII. Par-dessus les siècles et les péripéties historiques, royauté, république et empire se sont tendu la main pour l’unité de la nation.

À la suite du désastre de Sedan, le 3 septembre 1870, se développa la crise allemande de la pensée française. Les intellectuels s’entichèrent de la philosophie allemande. La gauche se laissa gagner par le marxisme. Une partie de la droite fut séduite par la conception ethnique de la nation. Malgré les crimes et les malheurs qu’elle provoqua au cours du XXe siècle, c’est cette conception que continue à promouvoir les européistes à travers leurs incitations aux régionalismes : diviser pour régner.

La charte européenne des langues régionales ou minoritaires en est une des nombreuses preuves. La provocation linguistique de Jean-Guy Talamoni,qui prononça son premier discours de président de l’Assemblée de Corse dans un idiome qui n’est pas la langue de la République, en est une lamentable illustration.

Cette élection montre la vraie nature du pseudo « front républicain ». Au deuxième tour des régionales, en Corse, les deux listes de ce dit front ont totalisé 55,56% des suffrages, alors que celle où figurait Jean-Guy Talamoni n’obtenait que 35,34%. Les différentes composantes de l’UMPS s’unissent contre les patriotes, mais laissent le champ libre aux séparatistes.

Il est vrai que Nicolas Sarkozy avait déjà tenté d’imposer un statut particulier à l’île que les Français y votant avaient rejeté par référendum le 6 juillet 2003. Qu’importent les électeurs, François Hollande a poursuivi dans le même sens avec la loi du 7 août 2015 : à partir du 1er janvier 2018, la Corse devrait être une collectivité territoriale unique.

Nous demandons que l‘organisation territoriale de la France respecte la continuité historique de la nation : État, départements, communes. Les langues régionales et les traditions locales sont éminemment respectables dans la sphère privée. Dans l’espace public, il faut unir et rassembler pour que les Français puissent répondre ensemble aux défis du monde actuel.

Rassemblement Bleu Marine