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Il doit prendre la tête de la nouvelle région Normandie lundi 4 janvier prochain. Mais deux particuliers viennent mettre leur grain de sable. Deux recours ont été déposés au Conseil d’Etat : l’un par une électrice en Seine-Maritime, l’autre par un électeur de l’Eure qui a soutenu le candidat PS.

On pouvait s’attendre à des recours tant l’élection du 13 décembre dernier s’est jouée dans un mouchoir de poche : 4709 voix d’écart entre le centriste Hervé Morin et le socialiste Nicolas Mayer-Rossignol pour 1,4 millions d’électeurs qui avaient fait le déplacement dans l’isoloir.

Les requérants estiment qu’il y aurait eu des irrégularités durant la campagne et demandent donc l’annulation des élections. Du côté d’Hervé Morin on se déclare « serein ».

La procédure devant le Conseil d’Etat pourrait durer plusieurs mois mais aurait peu de chance d’aboutir. Il faut d’abord que les notifications soient officialisées, puis que les avocats des différentes parties échangent leurs mémoires. Enfin, une audience publique aura lieu au terme de laquelle le rapporteur donnera ses conclusions.

Il faudra ensuite attendre environ trois semaines avant de recevoir le jugement. Ce qui reporterait la décision à l’été prochain. Dans ces conditions et jusqu’à ce que le jugement soit rendu, rien n’obligerait Hervé Morin à renoncer à ses autres mandats pour se consacrer à celui de président de la Normandie, comme il l’avait annoncé durant la campagne.

Le 30/12/2015

France 3