Prosélytisme

Il y a eu 804 voitures incendiées en France lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, annonce le ministre de l'Intérieur ce 1er janvier.

Le 1er janvier de l'an passé, 940 véhicules étaient partis en fumée soit une baisse de 14,5%.

On serait tenté de dire heureusement, car, si je ne me trompe pas, nous sommes toujours sous le régime de l'état d'urgence et que pas moins de 100.000 gendarmes et policiers étaient ainsi mobilisés pour la nuit du Nouvel An sans compter les milliers de militaires de l'opération "Sentinelle".

Cela n'empêche pas, sous couvert de félicitations aux forces de l'ordre (qui elles, les méritent véritablement), que Bernard Cazeneuve s'autocongratule à l'image de François Hollande qui, hier soir, dans son allocution télévisée du dernier jour de l'année s'est présenté comme "président protecteur" (Le Figaro) sur la question du terrorisme et sur d'autres sujets qui préocupent les Français puisqu'il a évoqué un "état d’urgence économique et social".

Le président de la République  alors qu'il n'était que candidat début 2012 avait fait de nombreuses promesses sur ces thèmes là et notamment celle d'inverser la courbe du chômage. La réelle, la forte, la palpable, on l'attend toujours.

L'ancien ministre de l'Intérieur du gouvernement Chirac en 1986, Charles Pasqua avait eu cette phrase "Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent".

Elle se prète parfaitement à la situation actuelle.

Autrement, on se réjouira évidemment de la nomination au grade de chevalier de la Légion d'honneur des victimes et "acteurs" de la terrifiante série des actes criminels qu'aura connu la France en 2015.

Mais pourquoi a-t-on également décoré de la même médaille, les journalistes Laure Adler, Jean-Marie Colombani, la chanteuse Vanessa Paradis et l'actrice Emmanuelle Béart ?

Stéphane Grappin

Responsable de la communication numérique du FN39