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Communiqué de Bernard Monot, stratégiste économique et député français au Parlement européen du 19/01/2016

A 16 mois de la fin de son mandat, François Hollande annonce que face à  "une conjoncture économique incertaine il faut proclamer un état d’urgence économique et social ". Le maître mot est devenu: urgence dans tous les domaines.

Un « plan d’urgence » pour l’emploi dans l’espoir d’inverser la courbe du chômage avant les élections présidentielles de 2017… C’est pure utopie dans le cadre économique ultralibéral de l’Europe de Bruxelles. Avec un nombre de demandeurs d’emploi réels de plus de 6,4 millions, cela fait longtemps que de vraies solutions auraient dû être prises et ces dix mesurettes seront bien insuffisantes pour améliorer la situation.

Présenté comme un objectif prioritaire, toute la classe politique au pouvoir lutterait contre le chômage. Mais ce cancer est en réalité voulu et entretenu par les gouvernements des principaux pays, dont la France, au nom de la lutte contre l’inflation.

Depuis les années 80, l’inflation est en effet le principal ennemi des politiques économiques, voire l’unique. La raison en est simple : l’inflation érode le rendement du capital et limite l’accumulation des profits, chose impensable pour le milieu de la finance.

Peu d’économistes font référence de nos jours à cette corrélation fondamentale, illustrée par le concept monétariste du NAIRU, le taux de chômage minimum qui stabilise l’inflation.

Concrètement, lorsque le chômage est haut, la pression à la baisse sur les salaires contribue à un niveau d’inflation plus faible, ce qui optimise les profits financiers.

En d’autres termes, l’hyperchômage va de pair avec l’hypoinflation. Et avec le risque de déflation qui menace la zone euro, il est à craindre que la litanie des plans de licenciements ne s’allonge.

Le Front National dénonce l’incompétence économique et la trahison des dirigeants UMPS qui, à l’instar de François Mitterrand prétendait « avoir tout essayé contre le chômage ». Le patriotisme économique du FN est le seul bouclier contre le chômage de masse.

Front National