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Editorial de Nicolas Bay , Secrétaire Général du Front National du 22/01/2016

Le Figaro révélait cette semaine que, selon le registre statistique du ministère de l’Intérieur, plus de 30 000 faits de « violences à dépositaires de l’autorité » ont été constatées en 2015, soit une moyenne de 84 agressions par jour ! C’est 2 300 agressions de plus que l’année précédente.

Commentant ces chiffres, le secrétaire général du syndicat policier Synergie Officiers pose clairement le débat : « le problème de fond est celui de l’autorité de l’État, car celle-ci n’est pas affirmée par une réponse pénale adaptée ». Un avis partagé par l’ensemble des syndicats et l’immense majorité des policiers et gendarmes intervenant sur le terrain et faisant face à une délinquance et une criminalité de plus en plus juvéniles et violentes. Le dirigeant du Syndicat indépendant des commissaires de police se fait pour sa part encore plus précis en déclarant que « les policiers ne supportent plus de courir toujours derrière les mêmes délinquants que l’on relâche prématurément ». C’est cette légitime contestation de la politique de Christiane Taubira qui avait conduit 7 500 policiers à manifester place Vendôme au mois d’octobre.

Nicolas Sarkozy avait affaibli nos forces de sécurité sur le terrain en abaissant dramatiquement les effectifs de la police, de la gendarmerie, et des douanes, avec 14 500 suppressions de poste. Des effectifs qui n’ont toujours pas été reconstitués par le gouvernement socialiste. La politique pénale et carcérale poursuivie par le gouvernement Valls (car il serait injuste d’en faire porter la seule responsabilité à Mme Taubira) les désarme en plus sur le terrain judiciaire et même moral.

Une récente enquête indiquait que 51,5% des policiers et militaires (dont les gendarmes) votent aujourd’hui pour le Front National, un chiffre montant même à 70% parmi ceux en activité. C’est sans doute qu’ils ont bien compris que seuls les patriotes sont décidés à leur rendre à la fois leur fierté, en les considérant à la hauteur de la mission qui est la leur, et leurs moyens d’action.

Notre République ne peut tolérer que ceux dont le rôle est de défendre nos compatriotes se sentent ainsi abandonnés et soient pris pour cible. Notre République ne peut tolérer ces agressions contre nos forces de l’ordre. L’urgence est au retour de l’autorité et du respect de l’État, sur tout le territoire et tout le temps, et donc de nos policiers et gendarmes qui en sont la première ligne. La sécurité doit redevenir la première des libertés, sans quoi c’est notre démocratie elle-même qui petit à petit s’effondrera.

Front National