Carte d'identité nationale

Tribune libre de Dominique Rémond du 16/01/2016

A en croire le Parti socialiste, le Front National menacerait une République dont on oublie trop souvent le passé autoritaire et intransigeant. A l’époque de Valmy, la « patrie en danger » ne s’est pas encombrée d’état d’âme pour éliminer physiquement ceux qu’elle qualifiait d’ennemis intérieurs, usant parfois d’une cruauté inimaginable contre les réfractaires religieux ou civils qui s’opposaient à son principe. En survalorisant  les valeurs exclusivement républicaines de la France, Manuel Valls semble approuver cette période tragique tout en n’appliquant pas la même rigueur avec les nouvelles figures antirépublicaines davantage immigrées qu’émigrées.  

Le danger intérieur désormais incarné par l’islamisme

Car notre époque se caractérise par un danger intérieur qui ne prend plus sa source dans les rangs clairsemés des royalistes nostalgiques, mais plutôt dans la masse croissante des islamistes conquérants. Au mieux ces islamistes préparent l’avènement de la charia par un communautarisme décomplexé, imposant progressivement leur mode de vie au détriment de la liberté de conscience ou de la condition féminine, au pire ils pratiquent des tueries collectives contre des journalistes, amateurs de rock ou simples passants. Cette idéologie criminelle, dont la dangerosité dépasse allègrement tout ce que nous avons pu connaître, menace directement les Français dans leur chair et s’attaque frontalement à une République qui peine toujours à désigner l’origine du mal.

Une République piégée par le relativisme de mai 68

Si les prétendus républicains appliquaient la même sévérité que leurs aïeux, de Robespierre à Clémenceau, ils n’hésiteraient pas à mener une guerre à outrance contre ces nouveaux ennemis aux visages multiples, éradiquant ces hydres de Lerne d’autant plus coupables qu’elles professent une superstition contraire à la raison.

Mais l’esprit de mai 68 produit ses ravages dans une société qui refuse toute approche virile, le relativisme culturel conduit à l’ignorance d’une religion musulmane qui s’est toujours répandue par les armes, la culture de l’excuse abaisse notre vigilance quant à la dangerosité d’une idéologie qui abuse de notre faiblesse.

Alors qu’une guerre d’extermination nous est menée, les politiques s’écharpent encore sur la déchéance de la nationalité pour les terroristes, un peu comme les clercs byzantins qui discutaillaient du sexe des anges alors que les conquérantes turcs se pressaient aux portes de Constantinople.   

La déchéance de la nationalité, conséquence d’une République fondée sur le mérite

Pourtant, à partir du moment où la République s’autoproclame comme fondée sur le mérite, la déchéance de la nationalité s’impose pour tous ceux qui ne méritent pas d’être Français.

Car comment peut-on qualifier de Français un individu qui hait ses compatriotes au point de vouloir les exterminer ? Peut-on se dire Français et souhaiter dans le même temps la disparition de la France ? S’il n’existe aucune limite dans l’acceptation de la trahison, pourquoi ne pas accorder la nationalité française à tous les habitants de cette planète qui, pour la plupart, ne massacrent pas, ne violent pas, ne lapident pas nos ressortissants ? N’atteint-on pas la limite de l’absurde en professant la méritocratie républicaine tout en tolérant la violation du pacte national ?  

L’extension de la déchéance pour ceux qui se mettent en dehors de la vie nationale

Mais nous pourrions aller plus loin : si être Français suppose d’aimer et de servir la France, pourquoi ne pas déchoir de la nationalité française tous ceux qui ne rentrent pas la logique d’une vie commune, soit par leur attitude arrogante, soit par leurs actes criminels ?

Le secrétaire général du Parti socialiste Cambadélis, propose d’étendre la déchéance de la nationalité française à tous les terroristes, binationaux ou non. Et effectivement, toute personne qui se met délibérément en dehors de la nation ne mérite pas cette reconnaissance des institutions républicaines. La nationalité française implique un ensemble de droits et des devoirs, le premier étant évidemment de respecter les sentiments et la sécurité de la majorité de nos concitoyens

La déchéance des islamistes

Dans ces conditions, professer la charia ou toute forme de sécessionnisme musulman doit être sanctionné par le retrait de la nationalité. Concrètement, les personnes qui contreviennent à la loi sur le voile intégral, les imams prêchant en arabe, les individus faisant pression pour des aménagements communautaires, les internautes tenant des propos favorables au terrorisme, les islamistes répandant de la propagande salafiste ou wahhabite doivent être déchus sans hésitation d’une nationalité française qu’ils n’auraient jamais dû détenir.

Ces mesures de rigueur s’impose logiquement contre tous ceux qui veulent détruire notre mode de vie hérité d’une histoire millénaire. L’islamisme doit être particulièrement visé, car à notre connaissance il existe peu d’attentats commis par des moines bouddhistes ou disciples de Zoroastre

La déchéance des criminels

Cette logique d’une nationalité conditionnée au respect de la nation implique la même rigueur pour toute agression relevant du droit commun. Comment qualifier de français un individu qui martyrise dans leur chair d’autres français ? Les meurtriers, les violeurs, les trafiquants de drogue doivent être déchus d’une nationalité dont ils abusent sans vergogne.

Cette déchéance s’avère logique dans le sens où ces crimes sont généralement commis par des personnes issues de l’immigration, comme on a pu encore le constater en gare de Cologne ou dans nos banlieues vivant de l’économie de la drogue. Ces criminels immigrés prétextent des persécutions imaginaires pour quitter leurs pays et jouir de l’immense marché du crime auquel consiste l’Occident trop naïf Ils font d’une pierre deux coups : ils multiplient leur rendement en abusant de notre richesse et évitent une sanction brutale en répondant devant des juridictions beaucoup plus complaisantes que celles de leur lieu de naissance.

Certes la déchéance nationale n’est pas la solution miracle pour réprimer des crimes aussi graves, la peine capitale ou la perpétuité s’avérant beaucoup plus efficaces pour éviter toute récidive. De même, pour qu’elle soit suivie d’effets dans les autres cas, il faut l’accompagner d’une expulsion immédiate et définitive.

Une mesure forte pour assurer la tranquillité des Français

La déchéance de la nationalité constitue une mesure forte pour lutter contre la désintégration nationale, à condition qu’elle soit élargie aux islamistes et criminels. L’éloignement immédiat des personnes frappées d’indignité renforce sa dimension dissuasive, surtout si nos terres désolées sont mises à contribution pour recevoir les indésirables.

Parallèlement à d’autres mesures judiciaires répressives, la déchéance nationale contribue à rétablir la sécurité et la sérénité des Français. A la suite des terribles attentats du Bataclan, François Hollande récupéra cette proposition issue de la droite nationale, ce qui prouve une nouvelle fois que le Front National n’est pas l’ennemi de la République, mais bien son bouclier d’airain. A cette occasion, les Français comprendront davantage l’opportunité politique d’un parti seul susceptible de les défendre contre un monde parfois agressif et violent.

Les Patriotes