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Communiqué de Wallerand de Saint Just, Président du groupe FN-IDF Bleu Marine au Conseil régional d’Île-de-France du 26/01/2016

Voici copie de la lettre adressée ce jour par W. de Saint-Just à Valérie Pécresse :

Madame,

Je veux revenir sur les incidents qui ont concerné le groupe des élus FN-IDFBleuMarine en ce début de mandature.

Lorsque, le mardi 19 janvier, nous avons reçu le plan des places dans l’hémicycle, nous avons constaté que quatre places jouxtant les places des élus de notre groupe, étaient vacantes. Nous avons demandé des explications, nous n’en avons pas eu de satisfaisantes, la vraie explication a été publiée dans le journal L’Opinion qui a précisé qu’il avait été déclaré «ce n’est pas notre faute, répond-on à la présidence de la Région, personne ne veut s’asseoir à côté d’eux ! ».

Trouvant l’attitude de la « présidence » et de la direction du groupe LR, outrageante, j’ai évidemment vivement protesté au début de la séance du jeudi 21 janvier. Rien n’y a fait, vous m’avez traité avec suffisance. Le lendemain, à la commission permanente, cela a recommencé, la « présidence » ayant supprimé un siège à côté d’une élue de notre groupe pour que l’élu suivant (du Front de gauche) n’ai pas de contact avec cette élue. A ma demande (renouvelée et assez véhémente) d’explications et devant mes protestations, vous vous êtes bornée à préciser ceci : « effectivement, nous avons reçu une demande de chaise vide ».

Votre responsabilité, comme présidente du Conseil régional, est donc établie et entière. Ce faisant, vous avez exactement agi comme dans un pays d’apartheid : vous considérez que des êtres humains de seconde zone (en l’espèce les élus du groupe FN-IDF Bleu Marine) n’ont pas les mêmes droits que les autres élus et doivent être, physiquement, tenus à l’écart. Je répète que je suis élu depuis longtemps, que l’on a souvent tenté de m’humilier, mais jamais à ce point-là. Et je n’aurais pas pensé que cette humiliation, voulue et programmée, aurait été initiée par vous

Cet espace, où vous tendez à vouloir dégrader les élus du Front national dans cette assemblée, en instituant une zone d’exclusion, une espèce de « vide sanitaire », est proprement grotesque. Toutefois, il restera ainsi pendant six ans… Vous violez les traditions républicaines en instituant ainsi des élus de seconde dignité, surtout, vous tentez de, directement, rabaisser, les centaines de milliers d’électeurs qui ont viennent de voter pour ma liste. Cette mise à l’écart est une honte humaine et démocratique. Je fais remarquer que le statut de l’élu local, que vous n’avez pas encore modifié, ne crée pas de statut d’élu de seconde zone, qui serait réservé comme par hasard aux élus du Front National.

Toutes les garanties que fournissent le droit français et la jurisprudence pour protéger l’exercice du mandat d’élu local ne peuvent être bafouées de façon aussi ignoble. Je pense que vous avez constaté que j’ai, personnellement, très mal pris cette offense. Il est clair qu’elle affectera fortement nos relations pendant six ans. Je le regrette profondément, mais il est de mon devoir (et je le remplirai jusqu’au bout), comme président de groupe, de protéger les élus de ce groupe de ces discriminations et stigmatisations intolérables.

Veuillez (…)

Front National