Mylène Troszczynski FN

Communiqué de Mylène Troszczynski, Député Français au Parlement européen, Membre de la commission Marché Intérieur et Protection des Consommateurs du 01/02/2016

Le Parlement européen avait commandé en 2014 un rapport sur le « coût de la non-Europe »; rapport ahurissant qui a chiffré arbitrairement à 1000 milliards d’euros, le bénéfice qu’engendrerait un effort supplémentaire d’intégration du marché intérieur et des politiques économiques de l’Union européenne. Objectif en complet décalage avec le bilan économique calamiteux du marché unique intégré.

Jean-Claude Juncker, idéologue infatigable, réclame une nouvelle étude sur le coût du « non-Schengen » afin de dénoncer les conséquences financières qu’engendreront la suspension de l’espace Schengen et le rétablissement des contrôles aux frontières; mesures qui entravent un « pilier » de l’UE: la sacro-sainte libre circulation des personnes, des biens et des capitaux.

Ils sont décidément prêts à tout pour sauver leur projet européen en décomposition et ne tireront aucune leçon de leurs échecs. Même après de sanglants attentats.

Car au-delà du coût que les contribuables européens devront supporter pour le financement de cette étude, nous devons dénoncer d’abord le tribut immense qu’a déjà payé et que payera la France si elle s’obstine à se maintenir dans l’espace Schengen. L’ouverture des frontières nationales et les frontières extérieures de l’espace Schengen qui ne sont ni maîtrisables ni maîtrisées oblige la France à faire face à une déferlante migratoire sans précédent dans l’histoire de notre pays et qu’elle n’est plus en mesure d’absorber.

À titre d’exemples, la jungle de Calais et le centre d’accueil de cette même ville font supporter aux contribuables un coût financier de 56 millions d’euros! Rajoutez à cela l’insécurité, les dégradations et les déploiements massifs de policiers, vous n’allez pas nous faire croire que Schengen nous fait gagner de l’argent !

Mais la France a payé, et payera aussi le prix du sang! Il serait d’ailleurs très maladroit de la part des technocrates de Bruxelles de tourner si facilement la page des attentats de 2015 qui ont mis la lumière (crue!) sur les manquements de l’espace Schengen. Cette libre circulation des personnes a permis à trois des terroristes du 13 novembre 2015 d’entrer avec le flux des migrants. Ces attentats ont même été planifiés de Belgique !

L’Allemagne n’est pas non plus épargnée, nous l’avons vu à Cologne: les femmes massivement agressées sexuellement et physiquement peuvent également dire merci à l’espace Schengen.

L’obstination des technocrates de Bruxelles est écœurante. Cette étude doit être abandonnée, et l’espace Schengen définitivement aboli !

La sécurité de nos concitoyens et l’économie de notre pays s’en porteront beaucoup mieux.

Front National