Philippot Bourgogne

Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National, Député français au Parlement européen du 02/02/2016

De manière évidente et conformément aux principes les plus élémentaires du droit et de la Liberté d’expression, le Parlement européen a refusé de lever mon immunité parlementaire dans l’affaire qui m’oppose à la dictature du Qatar.

Ce vote met en lumière la compromission du gouvernement français et particulièrement celle de l’ex-garde des Sceaux, Madame Taubira, qui a signé de sa main la demande de levée d’immunité, au mépris du droit, suite à la plainte sans précédent de l’Etat du Qatar contre ma personne. Ce faisant, le gouvernement français s’est fait complice d’une tentative surréaliste d’instrumentalisation de la Justice de notre pays par une dictature étrangère.

Cette compromission de l’exécutif est également renforcée, il faut le rappeler, par la personnalité d’un des deux avocats du Qatar, maître Mignard, proche notoire de François Hollande et cadre du Parti Socialiste. Notons que l’autre avocat du Qatar est lui proche de l’ex-UMP

Bien évidemment, si le gouvernement français avait agi conformément à ce que prescrit la Constitution en son article 26 –ce que rappelle le rapport du Parlement européen- jamais cette plainte n’aurait pu aboutir, jamais cette demande de levée d’immunité n’aurait pu atterrir sur le bureau du président du Parlement européen.

De manière générale, jamais une dictature étrangère ne devrait pouvoir saisir la Justice française pour attaquer un parlementaire ou tout autre citoyen, a fortiori en matière de Liberté d’expression, concept propre aux seuls Etats démocratiques. Cette plainte était d’ailleurs une première dans l’histoire et appelle à une remise en cause de notre droit pour éviter que de telles entreprises juridiques, à des fins de pression et d’intimidation, ne se reproduisent.

À présent que mes droits de citoyen libre ont été réaffirmés, le gouvernement doit désormais se soumettre à un exercice nécessaire de transparence.

C’est pourquoi le Front National exige qu’une commission d’enquête parlementaire soit mise en place pour faire la lumière sur les financements du Qatar en France, pays « sous influence » comme l’évoquent les journalistes Pierre Péan et Virginie Ratignier dans leur livre. Cette commission devra notamment enquêter sur les possibles liens financiers étroits, trop étroits, qui unissent la dictature du Qatar et de grands responsables politiques et institutionnels de notre pays. Cette commission d’enquête devra bien évidemment inclure des élus du Front National pour en garantir la neutralité et la crédibilité.

Front National