collectif Nouvelle écologie logo

Communiqué de presse du Collectif Nouvelle Ecologie du 03/02/2016

Dans le dernier numéro de Cash Investigation, les équipes d’Élise Lucet se sont attaquées au sujet des pesticides. Les Français ont pu mesurer les dangers de produits très nocifs, cancérigènes et parfois neurotoxiques. Les études poussées sur le sujet restent trop souvent confidentielles : nous ne pouvons que nous féliciter qu’une émission grand public s’y attache.

La seule question qui vaille aujourd’hui est : que devons-nous faire pour protéger la santé de nos compatriotes ?

Pour se prémunir du danger des pesticides, le consommateur doit s’assurer de la provenance du produit consommé, manger dans la mesure du possible des produits de saison, des produits locaux, et de préférence des produits labellisés. L’agriculture bio est évidemment la solution idéale permettant de manger des produits de qualité et bons pour la santé. Les agriculteurs volontaires doivent être encouragés à passer au bio.

Cependant, les mesures individuelles ne sont pas suffisantes. L’Etat doit prendre ses responsabilités afin que chaque citoyen soit au mieux protégé.

Le gouvernement doit adopter des règles très claires pour que les cantines des écoles et des administrations servent des produits locaux, bio ou bénéficiant d’une labellisation de qualité. Ce sera une première protection pour nos enfants.

Il est aussi nécessaire de mettre en place des règles strictes pour que le consommateur puisse d’un seul coup d’œil connaître le pays d’origine d’un produit alimentaire, savoir si celui-ci contient des OGM, quel est son niveau de qualité (label).

La victoire des élevages ultra-industriels doit aussi être renversée. Cela signifie un étiquetage extrêmement clair, mais il faudra sans doute aller plus loin : dans 3 ans et de façon parfaitement prévisible pour les éleveurs, mettre en place deux taux de TVA différents selon la qualité de la viande ayant un label minimum ou non est une suggestion.

Bien d’autres mesures sont nécessaires pour inverser la tendance dangereuse de pesticides omniprésents dans l’agriculture. Mais ces pratiques ne pourront être mises en place que lorsque nos agriculteurs seront protégés d’une concurrence internationale impitoyable qui met en jeu leur survie et lorsque l’Etat français pourra lui-même définir sa Politique Agricole Française loin des lobbies bruxellois de la PAC.

Collectif Nouvelle écologie