CRS Calais 2015

Dès le début de la matinée, une vingtaine de salariés d'une entreprise de travaux publics ont débarqué sur le camp pour débuter l'évacuation de la partie sud de la "jungle". Entre 800 et 1.000 migrants vivraient dans cette partie de Calais selon la préfecture. Un chiffre loin de celui estimé par les associations qui évoquent 3.450 personnes.

À la main, le personnel a démonté les abris de fortune un à un vidant ainsi ces "lieux de vie", comme on pouvait le lire sur certaines cabanes, dans de grandes bennes réquisitionnées pour l'occasion. De nombreux migrants ont d'abord observé à distance cette opération qui se déroulait sur une zone de 100 m sur 100 m, dûment quadrillée par les forces de l'ordre.

Des forces de l'ordre présentes en nombre alors qu'une trentaine de véhicules de CRS et deux camions antiémeute étaient stationnés à une entrée du camp. Mais après une matinée relativement calme, le démantèlement a pris une nouvelle tournure dès le début d'après-midi. Un départ de feu de cabanes a fait dégénérer la situation : des projectiles ont été lancés sur les CRS par des migrants et des militants de No border. En fin de journée, des heurts sporadiques opposaient encore migrants et CRS alors que trois membres des No border et un migrant mineur ont été interpellés.

Cinq CRS ont été légèrement blessés, selon la préfecture.

Par Claire Gaveau le 29/02/2016 avec AFP

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