Moscou enfant décapité

Les faits, comme les images, dépassent l'entendement. Une quarantenaire a été arrêtée alors qu'elle brandissait la tête décapitée d'un enfant âgé de trois ou quatre ans en pleine rue, ce lundi matin à Moscou. Selon les autorités russes citées par la chaîne LifeNews, elle était la nourrice de la petite fille qu'elle a elle-même tuée et des témoins ont affirmé qu'elle aurait crié "Allah Akbar" et "je suis terroriste" au moment où elle a été interpellée.

Cette scène d'horreur s'est déroulée près de la station du métro moscovite Oktyabrskoye. Les passants, cités par les chaînes de télévision russes, ont décrit une femme vêtue d'une longue robe noire et voilée qui déambulait dans la rue en menaçant de se faire exploser. Puis, "elle a sorti la tête de l'enfant d'un paquet et elle a marché un moment dans la rue en criant. Personne ne s'est approchée d'elle, tout le monde avait peur", a raconté un témoin cité par l'agence RIA Novosti.

Les forces de l'ordre sont ensuite intervenues pour la maîtriser. Aucune trace d'explosif n'a été retrouvée sur elle, ont précisé des sources policières. Les autorités ont communiqué son profil, évoquant une femme "originaire d'un pays d'Asie centrale", qui serait l'ex-république soviétique d'Ouzbékistan, et "née en 1977".

Quant à sa petite victime, il s'agirait d'une fillette dont elle avait la garde. Le corps a ainsi été découvert dans un appartement peu éloigné du nord-ouest de Moscou et "était décapité". La nourrice aurait ainsi "tué l'enfant avant d'incendier l'appartement et de s'enfuir", tout en "emport(ant) la tête avec elle", ont précisé des sources proches de l'affaire aux médias russes. D'autres avancent enfin que la meurtrière aurait agi sous l'emprise de la drogue. Une enquête a été ouverte.

Le 29/02/2016

France Soir