Baylet PRG

Communiqué de Gabriel Robin, SG du CLIC du 03/03/2016

Gilbert Collard a récemment proposé une loi (http://www.gilbertcollard.fr/propositions-de-loi/proposition-de-loi-visant-a-instaurer-transparence-subventions-publiques-versees-aux-organismes-de-presse/) visant à instaurer la transparence des subventions publiques versées aux organismes de presse. Il est en effet urgent de rendre les médias plus indépendants des pouvoirs publics. Nous, Français, sommes attachés à la liberté de la presse. Les relations entretenues entre certains médias et les pouvoirs publics sont presque incestueuses, comme nous l’écrivions récemment à propos du Groupe Midi Libre, propriété de la famille Baylet. Les Français ont le droit moral de savoir comment sont utilisés leurs impôts. Les aides, directes et indirectes, attribuées à la presse par une collectivité locale, ou ses filiales, sont concernées. Elles devraient être publiées annuellement par chaque média dans ses colonnes, ou dans celles de ses sites internet.

Qui paie commande, un principe trop souvent vérifié dans la presse. Cette proposition de loi a le mérite de vouloir nous informer sur ceux qui « paient », et à quelle hauteur. Un exemple : les unes de La Voix du Nord durant la campagne des élections régionales auraient-elles été les mêmes sans les subventions longtemps versées par l’ancien Conseil Régional socialiste ? Nous ne pouvons pas le savoir avec certitude, mais il aurait été alors intéressant que les électeurs du Nord-Pas-De-Calais Picardie aient connaissance du montant des aides versées au journal par les différentes collectivités locales.

Les médias doivent être libérés de l’influence des politiques. Songez que François Hollande a mis la main sur l’AFP en juillet dernier, sans que cela ne choque beaucoup de monde. François Hollande a profité du changement de statut de l’AFP pour « placer » des amis. Christine Maugüe et Laurence Engel ont été recyclées au sein de l’AFP. La première, nommée par le Conseil d’Etat en tant que présidente du nouveau conseil de surveillance de l’AFP, n’est autre que l’ancienne directrice de cabinet de Christiane Taubira !

Comment peut-on alors croire que l’AFP présentera une information parfaitement pluraliste ? Autre motif de colère, l’absence de méritocratie républicaine. Toujours les mêmes profils, jamais de personnalités originales.

Nous souhaitons que les médias soient plus représentatifs des diverses sensibilités politiques et intellectuelles de notre grand pays. Nous souhaitons aussi que les médias ne soient plus dépendants, à tous les niveaux, des pouvoirs publics.

CLIC