Erdogan Turquie

La Turquie a demandé à l'Union européenne trois milliards d'euros d'aide supplémentaire "d'ici 2018", promettant en échange d'augmenter drastiquement sa coopération dans la crise migratoire pour tarir les flux de migrants, a déclaré le président du Parlement européen Martin Schulz ce lundi.

"Cet argent additionnel va demander des procédures budgétaires additionnelles. Le Parlement européen est prêt a accélérer les procédures", a déclaré Martin Schulz en marge d'un sommet UE-Turquie à Bruxelles, où Ankara s'est montré prête à accepter des retours massifs de migrants, y compris de réfugiés syriens. L'UE a déjà accepté d'aider à hauteur de trois milliards d'euros la Turquie pour des projets favorisant l'intégration des 2,7 millions de réfugiés syriens sur le sol turc, par la scolarisation en langue arabe des enfants ou l'accès à l'emploi par exemple, dans le cadre d'un plan d'action conjoint signé fin novembre.

Mais ce plan peine à se traduire par une baisse significative des arrivées de migrants sur les côtes grecques depuis la Turquie. Ankara a mis sur la table dimanche soir une série de propositions, s'engageant à reprendre à partir du 1er juin les migrants économiques qu'elle aurait laissé passer en Europe, pour les expulser à son tour vers leurs pays d'origine, mais aussi les réfugiés syriens. En échange, l'Union européenne s'engagerait à faciliter les installations légales de réfugiés syriens dans l'UE, directement depuis la Turquie, en grand nombre.

La Turquie exige d'autres contreparties importantes: elle souhaite également qu'un régime sans visas pour les ressortissants turcs soit mis en place avant fin juin et veut que les négociations d'adhésion à l'UE, au point mort depuis plus de dix ans, reprennent rapidement grâce à l'ouverture de nouveaux chapitres.

Le 07/03/2016

Le Figaro

Note BYR : Réaction de Nicolas Bay, Secrétaire général du FN sur son compte FB "Chantage inacceptable de la Turquie pour freiner l'afflux de migrants clandestins. L'Union Européenne nous a désarmés, retrouvons vite notre souveraineté !"