Assemblée nationale fronto

Le député socialiste Olivier Falorni (PS) et le syndicat UISP-FO tirent la sonnette d’alarme. Les gardiens de la prison de l’île de Ré sont « en grand danger » à cause du « laxisme des directions successives ».

Passe d'armes entre Olivier Falorni (PS) et Jean-Jacques Urvoas (garde des Sceaux)

Ce jeudi à l’Assemblée nationale, le député socialiste Olivier Falorni et le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas ont eu un échange animé. « Le 24 novembre j'avais enfin obtenu de Mme Taubira l'engagement de supprimer ces casinos. Mais depuis, malgré mon harcèlement constant, c'est le triste jeu de la patate chaude. Un jour, on nous renvoie à des travaux lointains, peut-être en 2017. Un autre jour, hier en l'occurrence, un membre du gouvernement mal informé répond (...) que ces casinos ont été fermés par la directrice de l'établissement. Ce qui est totalement faux. Tout cela a assez duré. Il est insupportable qu'une pépinière de jihadistes puisse exister plus longtemps », a lancé le député au ministre de la Justice.

« Nos prison ne doivent pas être des pépinières de djihadistes »

Les faits constatés par Olivier Falorni dans la prison de l’île-de-Ré font effectivement froid dans le dos. Des zones sont occupées « par une milice armée de couteux et autres poinçons artisanaux, boules de pétanque, outils de jardinage ». Le parlementaire a aussi constaté la présence de ‘casinos’ et d’une mosquée « salafiste clandestine », qu’il qualifie de « centre de formation pour apprentis djihadistes à l'attention de détenus condamnés à de très lourdes peines », rapporte Sud-Ouest. Il a tenté plusieurs fois d’alerter les autorités : « nos prison ne doivent pas être des pépinières de djihadistes », a-t-il lancé plusieurs fois au gouvernement. Jusqu’à aujourd’hui, le gouvernement n’avait manifestement pas pris la mesure du problème. Depuis peu, les surveillants de prison, tentent de réinvestir ces « territoires perdus » de la prison et effectuent des rondes quotidiennes. « Le bâtiment va être détruit », a assuré le ministre de la justice Jean-Jacques Urvoas. En outre, un « gymnase sera construit à la place » et un officier du renseignement pénitentiaire a été mis à disposition.

Sans doute dans un élan d’optimisme, Urvoas a proposé à Falorni de venir constater par lui-même dans quelques mois la destruction de la mosquée salafiste et des casinos de la prison, en présence de journalistes.

Chiche !

Le 08/04/2016

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