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Communiqué de Presse de Loup Viallet, Président du COMEF (1ÈRE ONG souverainiste de France) du 19/04/2016

Pas une seule année au cours du quinquennat Hollande, la France n’aura respecté ses engagements en matière de solidarité internationale. L’Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE) relevait mercredi dernier le manquement, désormais annuel, de la France à ses engagements internationaux en matière d’Aide Publique au Développement (APD). En 2015, la France ne consacrait que 0,37% de son RNB à l’APD, quand elle s’est engagée devant les Nations-Unies à respecter un objectif de 0,7% de son RNB.

Déjà oubliées, les grandes promesses formulées il y a peu à l’égard de la communauté internationale et des pays du Sud en particulier au moment de la « Cop21 ». Déjà loin, le discours du président français à l’ONU en septembre dernier, et ses promesses d’augmenter durablement la solidarité française.

Pis. L’usage de l’APD révèle une absence totale de stratégie de développement avec les vulnérables pays du Sud, notamment africains, dont les peuples subissent le mal-développement et l’émigration de masse. Sur 8,3 milliards, 210 millions seulement sont dédiés au financement des projets des pays les plus pauvres. Grand prince, Hollande a préféré soigner les pays déjà engagés sur la voie du développement.

Pour retrouver de la cohérence et de l’efficacité en matière de développement, pour lutter avec effet contre les causes premières de l’immigration de masse, pour ménager des parts de marché pour nos entreprises à l’export, le COMEF appelle à :

Abandonner la mondialisation des crédits d’APD pour établir une priorité francophone à leur allocation, ciblant uniquement l’espace francophone et les Outre-mer.

Cesser de déconsidérer le régime de l’aide liée pour subordonner 100% de nos investissements publics aux intérêts des entreprises françaises, à l’instar de grandes puissances telles que la Chine et des États-Unis.

Cofinancer, en partie avec notre APD, une Banque Francophone de Développement ou Fonds Francophone d’Investissement au capital ouvert aux membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Instrument financier d’un nouveau rapport Nord/Sud fondé sur la coprofitabilité, cette institution financière multilatérale aura la charge de protéger les marchés intérieurs, par l’accompagnement des petites et moyennes entreprises, mais aussi l’industrialisation (notamment textile), des pays d’Afrique de l’Ouest.

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