CAP 2017

Communiqué de presse des CAP du 29/04/2016

Un accord vient d’être trouvé avec les intermittents du spectacle : un ravaudage de plus pour un problème systémique qui appelle bien d’autres solutions.

Olivier Py a déclaré que l’accord trouvé ce matin, et qui mettait provisoirement fin à la crise, était bon. Bon d’abord pour lui : le Festival d’Avignon arrive à toute vitesse, et on n’a pas oublié la catastrophe de 2003 ! Cet accord est aussi une bonne nouvelle pour le gouvernement qui allait devoir se colleter (en plus) les gens du spectacle.

Pourtant, rien n’est réglé. Les déficits se creusent, et le système social des intermittents est entièrement à revoir. Nos responsables politiques repoussent sempiternellement un problème pour ne pas avoir à l’affronter.

Il est évident qu’il faut un régime spécifique pour les intermittents. Encore faudrait-il qu’ils soient bien identifiés. Là se trouve le dévoiement du système. : combien d’animateurs de supermarché, combien de techniciennes de surface, combien de personnels administratifs de télévision émargent à un régime auquel ils ne devraient pas être affiliés . La faute en revient souvent aux employeurs qui profitent d’un « détournement légal » du droit social. Avec un résultat inepte : 1,263 md d’euros dépensé par an pour 254 000 inscrits, dont seule la moitié est indemnisée.

D. Carette et S. Horvath, directeurs artistiques de spectacles vivants, au nom du Cap Culture proposent de privilégier de l’instauration d’ une carte professionnelle qui reconnaîtrait les authentiques acteurs du spectacle, et qui pourrait être délivrée par les DRAC, ou par des commissions de professionnels.

Ce type de mesure permettrait la survie et la pérennisation d’un régime effectivement nécessaire à la qualité et la diversité de nos productions artistiques.

Front National