Drapeaux USA et UE

A Besançon, la Maison de l'Europe , qui représente en Franche-Comté (pour l'instant) l'Union européenne, va mettre en place samedi 7 mai - dans le cadre de la "journée de l'Europe" qui est le 9 mai- plusieurs animations pour prouver aux Comtois que l'Union européenne c'est l'avenir...

Julien Pea, le directeur de l'organisation bisontine, affirme même que "Il ne faut pas confondre les difficultés économiques et politiques que traverse l'Europe et le travail au quotidien de nombreuses structures pour favoriser le rapprochement entre les gens. Ce qui se passe au niveau politique ne remet pas en cause l'idée même de l'Europe. Au contraire, pour lutter efficacement contre les difficultés actuelles telles que le terrorisme ou les changements climatiques, nous avons besoin de plus d'intégration européenne."...

Alors, si l'on comprend bien, pour trouver un travail, pour lutter contre le réchauffement de l'atmosphère , pour lutter contre l'arrivée sur notre continent de dizaines ou de centaines de "migrants" qui proviennent d'Asie et d'Afrique, ou pour mettre un terme au terrorisme islamique, il faut que les pays d'Europe abandonnent encore un peu plus de ce qui leur reste de souveraineté pour un pouvoir supranational qui, forcément, apportera, paix, prospérité, plein emploi...

Ce discours était déjà celui usité en 1992 lors de la campagne du référendum sur le traité de Maastricht, on en connaît la suite.

Il sonne étonnamment aujourd'hui au contact non pas d'une campagne éléctorale mais d'une réalité économique et sociale concernant le traité de libre-échange transatlantique (TAFFTA en anglais) entre l'UE et les USA. Un traité qui placera clairement les pays de l'Union européenne entre les griffes de l'aigle étasunien dans les domaines aussi divers que l'agriculture, l'agroalimentaire, l'industrie, le commerce,  la culture et même la santé...

Il est d'ailleurs assez étonnant de voir aujourd'hui et alors que jusque là, personne ne disait mot discordant à ce sujet, mis à part le FN (alors que les premières négociations ont débutées en 2013) les dirigeants PS et certains LR se revendiquer en vigoureux opposants.

Le premier en étant le Chef de l'Etat qui rejoint là la majorité de la classe politique française, il faut tout de même espérer que nos dirigeants qui ce jour, s'affiche en opposition, ne baissent pas l'échine au nom d'un soudain"intérêt supérieur".

Que ce soit au regard de l'utopie européenne et de celle d'un marché mondial, les niaiseries ne fonctionnent plus auprès des peuples qui en ont bien compris les rouages.

GS