Black M Verdun

Par Dan Auguste, président du Collectif Marianne le 11/05/2016

Monsieur le Président de la République, la jeunesse de France ne s’achète pas à coup de divertissements et n’a pas besoin d’un rappeur pour aimer son histoire.

Monsieur le Président de la République, la jeunesse de France est lasse d’assister, sans pouvoir dire mot, à la déconstruction systématique et sans vergogne de notre roman national.

Commémorer, c’est se rassembler pour ne pas oublier, pour se souvenir à jamais, et pour construire ensemble une destinée commune.

Les commémorations servent à panser les plaies de la Nation : en instrumentalisant la mort de nos soldats, c’est la jeunesse de France tombée lors de la première guerre, et celle d’aujourd’hui que vous trahissez.

Il est navrant de voir que nos dirigeants sont prêts à tout pour acheter la sympathie d’une jeunesse qui s’est déjà détournée d’eux.

Sachez messieurs, mesdames les professeurs d’histoire, étudiants, chercheurs et universitaires que nous souhaitons rompre radicalement avec les pratiques actuelles. Nous n’envisageons pas l’apprentissage de l’histoire comme l’instrument de la culpabilisation permanente. Nous ne voyons pas les commémorations comme de simples rassemblements festifs et sans âme. L’histoire ne doit plus être une arme laissée aux mains des idéologues, mais une véritable source d’apprentissage de l’amour de la patrie.

L’enseignement de l’histoire de France doit donner envie à sa jeunesse de construire, de bâtir et de s’élever toujours plus haut. L’histoire est un héritage que nous, jeunesse de France, devons léguer sans honte ni remord.

Monsieur le Président de la République, la jeunesse patriote ne souhaite pas voir se produire un artiste qui traite nos compatriotes de Kouffars là où tant de nos frères sont tombés pour la liberté, l’égalité et la fraternité du peuple Français.

Monsieur le Président de la République, la jeunesse patriote ne souhaite pas voir triompher vos pratiques électoralistes, votre démagogie, le machisme, l’homophobie, l’économie parallèle, la haine de la France, le rejet de l’État de droit, au moment même où nous devons honorer nos morts.

Accepter qu’il se produise c’est baisser la tête devant tout ce que nous dénonçons or la jeunesse de France ne baisse la tête que pour honorer ses héros.

Collectif Marianne