Hofer_Van_Der_Beulen

Le suspens va se poursuivre jusqu'à demain à  Vienne pour la proclamation du résultat final de la présidentielle puisque bien que tous les scrutins soient clos, l'égalité semble parfaite entre le candidat des Verts Alexander Van der Beulen et Norbert Hofer celui du FPÖ.

Il reste en effet à décompter les 900.000 voix par correspondance, à noter que sans ce vote spécifique à l'Autriche, Norbert Hofer l’emporterait avec 51,93% des voix (144 000 voix d'avance).

Bien évidemment, et cela confirme les enquêtes en France démontrant que les "gens des grandes villes" semblent être dans une autre réalité que les habitants du "reste", le candidat écologauchiste l'emporte haut-la-main dans la capitale (61,16%), 56,5% à Salzbourg et plus de 62 % à Graz, tandis que Norbert Hofer est en tête en Basse-Autriche avec 54,29% des suffrages et que "dans le cœur de l’Autriche, loin des grandes villes, le candidat du FPÖ semblait en revanche en avance", "A Sölk, par exemple, il enregistrait un résultat de plus de 70% des voix." (Le Figaro)

"Quel qu'en soit le résultat, cette élection signe la fin d'une ère pour les partis traditionnels autrichiens. L'absence au second tour de la présidentielle des sociaux-démocrates (SPÖ) et des conservateurs chrétiens (ÖVP), qui ont façonné la vie politique depuis la fin de la seconde guerre mondiale en Autriche, est une véritable claque pour ces deux partis en bout de souffle. Preuve également de leur délitement : aucun front républicain ne s’est mis en place jusqu’ici pour assurer la victoire d’Alexander Van Der Bellen contre le candidat d'extrême-droite." (Le Monde)

Le chef de la délégation française des députés FN/RBM du groupe Europe des Nations et des Libertés au Parlement européen Edouard Ferrand s’étonne du manque de clarté des résultats : "Il y a beaucoup de votes par procuration, on sait aussi que Vienne n’est pas favorable au FPÖ mais il étonnant qu’un pays démocratique comme l’Autriche ne puisse par fournir des données plus affinées. Le fait de repousser la publication des résultats à lundi risque d’entraîner une réelle confusion et provoquer un vrai malaise politique. Le pays pourrait alors se retrouver dans une situation ingouvernable."